Histoire des pyramides d'Egypte

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Histoire des pyramides


"Du haut de ces pyramides, quarante siècles vous contemplent", dit l'empereur Napoléon lors de la campagne d'Egypte. Si ils ne se trompaient que de quelques siècles, il faut bien dire qu'il est étonnant qu'une des toutes premières civilisations que l'humanité ait connu ait été capable de construire des pyramides de pierres de près de 150m de haut, sans qu'elles ne s'effondrent sur elles-mêmes... tout en y aménageant de nombreuses galeries et salles souterraines.

Voici l'histoire de ces pyramides. Il s'insère dans l'histoire de l'Egypte entre le début de l'Ancien empire et la fin de la seconde période intermédiaire, avec une apogée durant l'ancien empire. La période des pyramides, c'est donc essentiellement l'ancien empire.


Avant les pyramides : les mastabas (-6000 à -2630)

L'antiquité égyptienne commence à la fin de la période néolithique, mais évidemment cette délimitation dans le temps n'est pas très précise, à la fois par le fait qu'il s'agissait d'une lente évolution et par le peu de matériel archéologique dont on dispose. Toutefois lorsqu'on a retrouvé de ce matériel archéologique, c'est souvent de sépultures qu'il s'agit.

Les premières sépultures égyptiennes datent de -6000 ans, à la fin de la période pré-dynastique. Il ne s'agissait que d'alignements de pierres marquant le corps d'une personne. entre -6000 et -3400 il y eut une période nommée "prédynastique", séparée en prédynastique ancien et récent. L'organisation de cette civilisation leurs faisait enterrer leurs dirigeants dans des tombes assez évoluées. Il s'agissait de grandes fosses dont les parois étaient soutenues par des murs en briques, la fosse étant elle-même partagée en plusieurs chambres par d'autres murs en briques. Ainsi les vivants pouvaient prévoir pour leur roi défunt une chambre funéraire individuelle et des chambres annexes contenant le mobilier censé n'accompagner.

De -3400 à -2630 il y eut une deux périodes historiques menant à la construction de la première pyramide, celle de Djéser. Il y eu la période protohistorique et la période thinite, durant laquelle la société égyptienne s'organisa. On lui compte les deux premières dynasties connues. C'est durant ces deux périodes que furent construits les mastabas.


Un mastaba est une évolution des fosses antiques. Il s'agit d'un bâtiment de plan rectangulaire, dont les murs s'élèvent avec une inclinaison vers l'intérieur du bâtiment. Ils sont faits en briques ou en pierres et dispose, à l'intérieur, d'un grand réseau de chambres, antichambres et magasins divers qui en font un complexe funéraire très complet. Les mastabas ont des puits parfois très profonds menant à la vraie chambre funéraire, toujours protégée par une grille. Avec les mastabas apparait aussi l'enceinte funéraire, qui n'est qu'un haut mur entourant la tombe mais qui a un rôle protecteur évident. De telles enceintes sont construites autour de toutes les pyramides, mais elles ont hélas toutes disparues de nos jours.

Mastaba de Shepseskaf

Mastaba de Shepseskaf

La forme des mastabas n'est pas anodine : Elle symbolise la butte primordiale, une levée de terre émergeant de l'océan du Dieu Noun d'où naquit le Soleil, futur Dieu Râ.

Les mastabas les plus anciens datent de la Iere dynastie, mais ils ont été utilisés jusqu'au moyen-empire, bien que rarement. Ils ont essentiellement été construit durant les Iere et IIe dynastie, et principalement à Abydos et Saqqarah. Certains mastabas, encore plus complexe, sont formés de deux édifices superposés, ce sont des mastabas à deux étages. C'est d'ailleurs là l'idée de la pyramides à degrés qui va suivre.


Les premières pyramides à degrés (-2630 à -2560)

Lorsque le pharaon Djéser prit le pouvoir sur le trône de l'Egypte antique, il fonda la IIIe dynastie, et sans le savoir, l'ancien empire. On était alors en -2630 et cet empire ira jusqu'en -2200, courant sur 4 dynasties (IIIe, IVe, Ve et VIe)

Le contexte politique et économique

Djéser commença son règne par un déplacement de sa capitale de This à Memphis et lança des expéditions militaires visant les ressources minières parfois éloignées : Nubie, Lybie, Asie, le Sinaï aussi. Il fit fortifier les frontières en plaçant des garnisons sur place et se mit à exploiter les ressources des territoires nouvellement conquis.

L'Egypte était alors riche et prospère. Le roi était fort, incontesté. Pour gouverner il s'appuyait sur des nomarques, des sortes de gouverneurs de provinces que l'on appelait des "nomes". L'administration royale était solide et participait ainsi à l'amélioration des conditions de vie de la population. Les terres étaient mises en culture, unifiée linguistiquement et religieusement parlant.

La première pyramide d'Egypte

La pyramide à degrés de Djéser

La pyramide à degrés de Djéser

La première pyramide est celle de Djéser, au début de la IIIe dynastie et de l'ancien empire. Elle est à Saqqarah, suite au transfert de la nécropole royale d'Abydos à ce site. Ce pharaon bénéficie d'une période de prospérité dû aux récentes conquêtes militaires qui ont permis de dominer des territoires sur lesquels se trouvaient d'intéressantes carrières, que ce soit de pierres précieuses, de métaux ou de pierres calcaires. Avec une population nourrie correctement et des techniques avancées pour l'époque, le pharaon pu faire construire son tombeau comme le faisait ses prédécesseurs, mais un évènement original eut lieu. Le pharaon fit modifier son mastaba, sur proposition de son architecte, un certain Imhotep.

Imhotep était médecin, architecte et conseiller du pharaon. C'est lui qui organisa le chantier et s'assura que le mastaba fut correctement réalisé, mais une fois que ce fut le cas, il le fit agrandir une première fois, puis une seconde avec l'ajout, en plus, de nouvelles galeries souterraines. Ensuite, il fit construire une pyramide à degrés au-dessus, pyramide qui sera encore une fois agrandie pour arriver au résultat final : Une magnifique pyramide à degrés qui est toujours en place de nos jours, quoi qu'un peu dégradé.

Les pyramides à degrés suivantes

Les pharaons qui ont succédés à Djéser tentèrent eux aussi de se faire construire des pyramides à degrés, mais ce ne fut pas forcément des réussites à chaque fois. Son successeur direct, Sekhemkhet, n'acheva jamais sa pyramide et pour cause : Il mourut avant qu'elle ne soit terminée. Elle devait avoir 7 degrés et atteindre 70m de haut. La pyramide de Khaba est dite "à tranches", elle devait avoir entre 5 et 7 degrés, mais elle aussi ne fut pas achevée. Il existe à Saqqarah les restes d'une pyramide tellement dégradée que l'égyptologue français Jean-Philippe Lauer, spécialiste de Saqqarah, pensait qu'il s'agissait d'un mastaba. On l'appelle la pyramide N°1 de Lepsius, du nom de l'égyptologue allemand qui recensa les édifices pyramidaux d'Egypte. Elle était en briques crues, à degrés, mais elle disposait d'un parement qui lui donnait l'aspect d'une pyramide à face lisse. De nos jours ce n'est qu'un gros tas de pierres de 20m de haut, hélas.

Les pyramides provinciales

On appelle "Pyramides provinciales" les 8 petites pyramides à degrés qui furent construites par Houni, le dernier pharaon de la IIIe dynastie ou Snéfrou, le premier de la IVe dynastie. Ce sont des pyramides de taille modeste, entre 10 et 17m, qui ont pour particularité d'avoir été construites en province, dans les nomes. On les trouve à Edfou, Eléphantine, Abydos, Nagada, Al-Koula, Sinki, Zaouiet-el-Meitin, Seïlah et Athribis.

En savoir plus sur les pyramides à degrés

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Tentatives ratées de pyramides à faces lisses (-2575 à -2551)

Désormais à la tête d'un empire fort et parfaitement unifié, doté d'un large territoire incluant le Sinaï, riche en minéraux rares, et de la Nubie, aux carrières de granit intéressantes, le pharaon pouvait assoir son autorité sur une administration puissante et ferme, loyale à son égard. Il disposait de hauts fonctionnaires dévoués qui relayaient dans les provinces les ordres permettant de conserver la main-mise sur la population tout en surveillant les échanges commerciaux. L'armée assurait la paix à l'intérieur du pays comme à l'extérieur, déclenchant une période de faste bienvenue.

On a retrouvé des traces de l'activité économique du début de la IVe dynastie. Il y eu par exemple une expédition de 40 navires au Liban pour récupérer des cèdres qui servirent à la confection de navires ou de portes. Militairement, Snéfrou déclencha deux conquêtes : L'une en Nubie, l'autre en Lybie. Ces conquêtes permettaient de récupérer de nombreux esclaves qu'ils faisaient travailler dans les carrières, mais aussi du bétail pour nourrir la population.

C'est ainsi que put être initié des projets "pharaoniques", c'est à dire d'une ampleur telle que seul le pharaon pouvait les déclencher. Et au-delà du simple coup d'un pharaon, c'est toute la IVe dynastie qui put se faire construire un complexe funéraire de grande taille, prouvant que l'empire était assez riche pour se payer une succession de bâtiments grandioses sans en faire souffrir le peuple outre mesure. Il est intéressant de noter qu'à une autre époque, dans un tout autre endroit de la planète (XVIIe siècle, en Inde), un roi fit construire un bâtiment d'une complexité semblable aux pyramides d'Egypte : Le Taj Mahal. Mais là où les égyptiens réitérèrent l'exploit à chaque pharaon, les chefs mogols de l'Inde ne purent le faire, les finances du royaume ayant été vidées pour l'occasion.

Les tentatives d'amélioration

C'est le pharaon Snéfrou, créateur de la IVe dynastie (-2575 à -2551), qui tenta de faire les premières pyramides à face lisse. Toutefois il dû en rater deux avant de réussir. Les résultats de ces erreurs sont toujours visibles de nos jours, et l'une d'elle est d'ailleurs l'une des pyramides les mieux conservées de nos jours : La pyramide rhomboïdale. L'autre, faite juste avant, était la pyramide de Meïdoum. Mais après ces deux échecs il parvint à en réaliser une : la pyramide rouge, qui non seulement est la toute première pyramide à face lisse de l'histoire égyptienne, mais aussi la 3e en volume encore existante de nos jours (après celles de Khéops et de Khéphren)

La pyramide à degrés de Snéfrou, à Meïdoum

La pyramide à degrés de Snéfrou, à Meïdoum

La pyramide rhomboïdale de Snéfrou

La pyramide rhomboïdale de Snéfrou

En savoir plus sur les tentatives ratées de pyramides à faces lisses


L'ère des géantes (-2551 à -2494)

A partir de là, les successeurs de Snéfrou firent construites des pyramides de plus en plus grandes, de plus en plus hautes, c'est le début de l'ère des géantes, une période plutôt courte.

Elle commence avec Snéfrou et sa pyramide rouge, se poursuit avec le fils de Snéfrou, Khéops, nommé aussi Khoufou, et s'achève avec le petit-fils de Khéops, Khéphren. Trois pharaons, trois pyramides monumentales. Elles correspondent à la mise en avant des techniques précédemment acquises, et poussées à leurs paroxysmes. Plus de 150m de hauteur, 5 millions de tonnes, 2,5 millions de blocs calcaires : Voilà le résultat de la pyramide de Khéops, en chiffres. Mais cette réalisation gigantesque masque une méconnaissance de qui fut ce pharaon, de même que son père Snéfrou et son fils Khéphren.

Nous savons toutefois que l'Egypte de cette époque était prospère, que les matières premières étaient abondantes, grace en particulier aux mines du Sinaï et de Nubie, et que l'administration était loyale et efficace. La parole du pharaon était appliquée, visiblement sans soucis, dans les différents nomes (gouvernorats) du royaume.

La pyramide de Khéops

La pyramide de Khéops

A noter que durant l'ère des géantes, il y eu le règne de Djedefrê, fils de Khéops et frère de Khéphren. Celui-ci fit construire sa pyramide dans la nécropole d'Abou Rawash. Il s'agissait d'une pyramide de 68m de haut pour une base de 105m de côté, mais malheureusement elle a servi de carrière de pierres à l'époque romaine, et du coup, il n'y a quasiment plus rien sur place.

En savoir plus sur les pyramides géantes (IVe dynastie)


L'âge d'or des pyramides (-2494 à -2330)

L'âge d'or des pyramides, c'est bien sûr l'apogée de cette tradition. Elle correspond à une certaine normalisation de l'architecture funéraire royale qui est caractérisée par des pyramides plus petites (78.6m de côté, soit 150 coudées, et 52,4m de côté, soit 100 coudées), des bâtiments annexes de même type et des galeries souterraines d'une grande complexité.

Pyramide de Khentkaous

Pyramide de Khentkaous

Cette période correspond à la Ve dynastie, qui commence avec le pharaon Ouserkaf. Mis à part son complexe funéraire, Ouserkaf introduisit dans le rituel religieux le culte du Soleil au sein d'un nouveau type de bâtiment, le temple solaire. Chaque souverain qui lui succèdera fera construire sa pyramide et un temple solaire, généralement dans des lieux différents. Ces temples ont hélas disparu de nos jours. Le successeur d'Ouserkaf fut Sahouré, dont nous ne connaissons que très peu le règne, puis vint Neferirkarê, dont la pyramide, à Abousir, fut le siège d'une découverte d'ampleur : Les archives d'Abousir. Il s'agit d'un ensemble de textes sur papyrus décrivant le fonctionnement de la société de l'ancien empire, avec des documents comptables, des décrets royaux, des règles régissant le culte, etc. Neferirkarê étant mort jeune, c'est son épouse Khentaous II qui assura la régence le temps que ses deux fils soient en âge de gouverner. (Les deux gouverneront l'Egypte, l'un après l'autre) Leur successeur est le pharaon Niouserrê, dont l'activité de bâtisseurs fut productive : Mis à part son propre tombeau, il fit terminer celui de sa mère et celui de son frère.

Le pharaon suivant fit construire son complexe funéraire à Saqqarah, contrairement à ses prédécesseurs. Il s'agit de Djedkarê-Isesi. Sa pyramide est la dernière que l'on place dans la période de l'âge d'or, puisqu'une nouveauté va apparaître avec son successeur Ounas, et cette nouveauté est suffisamment importante pour justifier d'un changement d'époque.

En savoir plus sur l'âge d'or des pyramides


Les pyramides à texte (-2330 à -2200)

Introduit par le pharaon Ounas, dernier de la Ve dynastie, les pyramides à texte sont caractérisées par l'abondance des textes écrits à l'intérieur des galeries. Auparavant aucune inscription n'était faite sur les pyramides, ni à l'intérieur, ni à l'extérieur. A partir l'Ounas, les galeries sont recouvertes de hiéroglyphes, et c'est un état de fait qui se poursuivra durant toute la VIe dynastie.

Pyramide à texte de Teti

Pyramide à texte de Teti

La raison de ce changement est simple : La perte progressive du pouvoir du pharaon. Après une IVe et Ve dynastie forte, la VIe amorce le déclin du pouvoir centralisé au profit des nomarques, les gouverneurs provinciaux. Ces derniers se permirent, petit à petit, de "grignoter" le pouvoir du pharaon qui amenait la fin de l'ancien empire au profit de la première période intermédiaire, une période sans pouvoir central.

Le rapport entre la perte de pouvoir central et les écritures hiéroglyphiques résident dans le fait que ces textes expliquent comment l'âme du pharaon, le fameux Kâ, rejoint l'océan primordial à travers le récit des différentes étapes à franchir. Or ce savoir était propre au pharaon, seul personne divine sur Terre et donc le seul à savoir comment s'y rendre. En écrivant ces explications sur les murs, le pharaon cède une partie de ses connaissances au peuple entier (du moins symboliquement, puisque personne n'avait la possibilité de se rendre dans les galeries, une fois la pyramide fermée). Les pyramides à texte sont donc des preuves de la perte de puissance du pharaon.

Sur la chaussée montant de la pyramide d'Ounas on trouve des décors rappelant les faits de son règne. On y apprend qu'il y a eu à cette époque une famine. Son successeur, Téti Ier, fonda la VIe dynastie. Cette dynastie était, au début, encore prospère et solide car elle s'appuyait sur des fonctionnaires fidèles, mais peu à peu la confiance chuta. Les nomarques commencèrent à ne plus être nommés par le pharaon mais, cette charge devenant héréditaire. Du coup de nouvelles dynasties provinciales apparurent. Le successeur de Téti Ier fut le bref Ouserkarê, suivi par Pepi Ier dont le règne est marqué par le début du déclin de l'ancien empire. C'est en effet sous Pépi Ier que des alliances se nouèrent entre les nomarques pour éviter les influences du pouvoir royal, alliances qui aboutirent à l'isolement du pharaon. Après Pépi Ier, il y eu les règnes de Merenrê Ier et surtout de Pépi II, un règne très long qui permit aux nomarques de s'imposer face à un gouvernant affaibli par l'âge et dont les enfants, normalement éduqué à l'exercice du pouvoir dès le plus jeune âge, prennent les rênes du royaume relativement rapidement. Dans le cas de Pepi II, son règne fut tellement long que non seulement il n'avait plus la force de maintenir son royaume en un seul bloc sous son autorité, mais à sa mort ses enfants étaient trop âgés pour pouvoir le faire aussi. Sans grande décision énergique, sans volonté ferme, le royaume se disloqua peu à peu, des pans entiers de l'économie étant abandonnés au profit des nomarques qui se partagèrent le royaume.

Ainsi s'achève la glorieuse période des pyramides d'Egypte. Mais pas tout à fait, puisque des soubresauts de l'histoire vont en voir apparaître encore quelques-unes durant les XIIe et XIIIe dynasties, et jusqu'à la fin de la deuxième période intermédiaire.

En savoir plus sur les pyramides à texte (Ve dynastie)


Le rebond de l'histoire à la XIIe dynastie

Durant toute la première période intermédiaire les pharaons perdirent l'habitude de se faire enterrer dans des complexes pyramidaux. Le moyen empire abandonna complètement cette tradition à l'exception de la XIIe dynastie qui y revint. I faut dire qu'avec le renouveau du pouvoir central, point de départ du moyen-empire, l'activité du pharaon a un peu changé. Tout d'abord, il interdit l'hérédité de la charge de nomes, ne conservant qu'une seule dynastie, la sienne. Ensuite, il surveille étroitement son administration, et plus particulièrement ses hauts fonctionnaires. Le clergé est également mis sous surveillance. Militairement le pharaon créé une armée de métier, ce qui n'existait pas jusqu'à présent.

Ensuite le rôle même du pharaon change. Il n'est plus cet être mystérieux, d'origine divine, mais un chef d'état, un dirigeant accessible. D'ailleurs il ne passe plus de temps sur la construction de son tombeau, qui était autrefois sa préoccupation principale. Désormais les tombeaux sont simples. A partir de la XIIe dynastie ils redeviennent des complexes funéraires imposants, mais curieusement il ne nous en reste plus un seul pour en témoigner car toutes les pyramides ont été détruites par le temps ou l'action de l'homme qui se servait de ces pyramides comme carrières. Pourquoi spécifiquement elles et pas celles de l'ancien empire ? C'est parce qu'elles n'étaient pas faites en lourds blocs de calcaire, difficilement transportables, mais en briques. Moins coûteuse, plus facile à monter, les pyramides en briques étaient aussi faciles à démonter, ce qui explique leurs disparitions de nos jours par rapport à celles du plateau de Gizeh.

En savoir plus sur les pyramides du moyen empire (XIIe et XIIIe dynastie)


Les dernières pyramides (-1785 à -1552)

Les dernières pyramides furent construites durant les XIIIe et XVIIe dynasties, c'est à dire à la fin de la deuxième période intermédiaire et au début du Nouvel Empire. Nous sommes entre -1785 et -1552. Il s'agissait essentiellement pour les pharaons de ces époques de se placer dans les pas de leurs prédécesseurs. Le tout dernier à faire construire une pyramide fut Ahmôsis Ier, qui fut le premier pharaon de la XVIIIe dynastie, au début du Nouvel Empire.

En savoir plus sur les pyramides tardives (XVIIe et XVIIIe dynastie)



Voir aussi :

Toutes les différentes sortes de pyramides

A quoi servaient les pyramides ?





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