Musée du palais

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Musée du palais


Le musée du palais, c'est le nom que donne les Chinois à la cité interdite. C'est donc le palais des empereurs de Chine, du début du XVe siècle au début du XXe. De nos jours ce palais n'est non seulement plus interdit, mais il est l'un des sites les plus visités de Chine, et il y a de quoi car il s'agit d'une fantastique ville dans la ville, un retour dans le temps, loin du bruit ambiant des avenues pékinoises. La visiter envoi le touriste dans un monde étrange, fait de calme. Il faut dire qu'il est tellement grand qu'on n'a jamais l'impression d'être bousculé, oppressé, il peut y avoir foule, elle est diffusée dans toutes les salles du palais et ne parait jamais compact, comme c'est hélas le cas, par exemple, au Christ rédempteur de Rio.


Avant tout, un musée

Si les Chinois l'appellent "Musée", c'est parce que s'en est un, avant tout. Les touristes n'ont tendance qu'à voir les bâtiments eux-mêmes, les cours, les décors des murs, mais de nombreux pavillons abritent des collections, elles sont généralement classées par thème. Tel pavillon va présenter telle collection, telle autre une autre collection, etc. L'intérêt de ce musée est que les bâtiments qui les abritent sont aussi intéressants que les collections elles-mêmes, et qu'on vient généralement pour les premiers, les collections sont donc souvent peu vues. D'autant plus qu'elles sont souvent mal mises en valeur, ce qui n'aident pas les visiteurs à découvrir tout l'art chinois à travers les âges.


Les collections

Le palais abrite actuellement plus d'un million d'objets anciens de valeur. Les collections se répartissent généralement en type d'objets : poteries peintes, jades, bronzes, peintures, calligraphies, porcelaines, objets d'art, sculptures, laques, etc. Il y a six expositions permanentes :

  • Trésors impériaux
  • Horloges
  • Céramiques et porcelaines
  • Objets d'art antiques
  • Peintures chinoises
  • Bronzes

La collection de céramique provient partiellement de fouilles menées depuis la fondation de la République populaire de Chine, le 1er octobre 1949. Elle s'agrandit constamment, le musée achetant de nouvelles pièces régulièrement.

Si la qualité des collections ne fait pas débat, la scénographie laisse complètement à désirer. Les objets sont présentés sont liens entre eux, ils sont simplement posés dans les pavillons sont beaucoup d'explications, les salles sont souvent poussiéreuses, avec peu d'éclairage. C'est le gros défaut de ce musée, du coup on comprend pourquoi les visiteurs préfèrent visiter les différents pavillons que de rester dans un seul à admirer des objets peu mis en valeur.

A noter que la galerie orientale du palais de la tranquillité terrestre expose des automates des XVIIIe et XIXe siècles. Ils faisaient partie des collections impériales. Si quelques-uns sont de fabrication chinoise, la plupart sont européens (France, Angleterre, Allemagne, Suisse). Dans les annexes orientales intérieures se trouvent ce qu'on nomme les 6 pavillons de l'Est, l'ancienne résidence des concubines. De nos jours ces pavillons abritent les les reliques culturelles, les fournitures de bureau impérial (au palais Zhong Cui) et des objets d'artisanat datant de l'ère Ming et Qing (au Palais Jing Yang). Le palais de la pureté céleste, dans la cour intérieure, a deux galeries latérales. Elles accueillent des objets d'art antiques. Dans l'ouest, se trouve la salle des bronzes, et dans l'est, c'est la salle des céramiques et porcelaines. Le pavillon de l'union et de la paix, lui, contient les 25 sceaux impériaux donnant accès à des fonctions supérireures dans l'administration.


Histoire des collections

Ces collections sont anciennes, c'est à dire qu'elles ont été créées par les différents empereurs qui vécurent dans la cité interdite. Ces empereurs étaient pour la plupart des personnes lettrées, amoureuses de l'art. Souvent artistes eux-mêmes, ils protégeaient au sein même du palais certains artistes qui pouvaient créer sur place des ateliers. Toutes les oeuvres accumulées au fils du temps étaient exposés sur les murs du palais, dans les parties qui n'étaient pas réservées à l'empereur : Ca peut paraître étrange, mais ce dernier représentant l'être parfait, il ne pouvait pas vivre entouré de peintures dont les traits n'étaient pas symétriques (La symétrie est une règle d'or dans l'imaginaire chinois, l'empereur étant au centre de tout)

Pendant la révoltes des Boxers, entre le 2 novembre 1899 et le 7 septembre 1901 le palais fut envahi et une partie des collections fut volées. Mais les lacunes principales viennent de la période de la guerre de Libération (1945-1949) pendant laquelle six cent mille objets précieux ont été transportés à Taiwan à la demande du dirigeant, Tchang Kaï-chek. Ils s'y trouvent toujours, au Musée national du palais à Taipei.



Voir aussi :

Visiter la cité interdite





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