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Les jardins suspendus de Babylone


Les jardins suspendus de Babylone sont un ensemble de jardins situé dans l'antique cité de Babylone, en Irak. Leurs beautés fait qu'ils ont été inscrits sur les listes antiques des merveilles du monde, et ils figurent de nos jours sur la liste canonique. Mais malgré leurs descriptions par diverses personnes faisant autorité, cette merveille du monde est la plus sujette à caution. Certains se demandent même si ils ont réellement existé, car si on a des traces archéologiques de la plupart des autres merveilles du monde, ou du moins des éléments tangibles attestant de leurs réalités, pour les jardins de Babylone, il est beaucoup plus difficiles d'en avoir des preuves.

Jardins de Babylone

Jardins de Babylone


Sources documentaires

La principale difficulté rencontrée lorsqu'on parle de sources documentaires concernant les jardins de Babylone est que ces sources sont indirectes, c'est à dire qu'il s'agit de témoignages basés sur d'autres témoignages. Sur la quantité de documents disponibles seuls deux sont dignes d'intérêt :

Flavius Josèphe

Flavius Josèphe était un historiographe romain du Ier siècle, il fit dans un ouvrage une courte description des jardins de Babylone à partir d'un écrit de Bérose, un prêtre chaldéen babylonien ayant vécu au IVe siècle avant JC et ayant écrit "Babyloniaca", un livre racontant l'histoire de la ville jusqu'à Nabuchodonosor. Ce livre antique est perdu, il ne nous est parvenu que par des citations d'auteurs plus récents.

Diodore de Sicile

Diodore de Sicile est un historien du Ier siècle avant JC qui reprit dans une biographie d'Alexandre le Grand la description des jardins de Babylone que Ctésias de Cnide écrivit dans son livre "Persica". Mais des études récentes semblent indiquer que cette description est un ajout postérieur au texte de Ctésias, et que la source qui lui permit de l'écrire était la même que celle de Quinte Curce, les deux descriptions étant assez similaire.

Il existe quelques autres textes sur lesquels se baser : Celui du géographe Strabon (Au Ier siècle avant JC) dans son ouvrage "Géographie" dans lequel il décrit les jardins à partir d'auteurs grecs, celui de Quinte Curce, un historien romain du Ier siècle, qui lui aussi a écrit une description des jardins de Babylone dans son livre "Histoire d'Alexandre" (Description issue de textes grecs antérieurs), et enfin Philon de Bysance, qui a listé les 7 merveilles du Monde dans son ouvrage "De septem orbis spectaculis". Il vécut au IIIe siècle avant JC.

Avec de tels textes anciens il semble impossible de mettre en doute l'existence de ces jardins, mais a y regarder de plus près on peut se estimer que ces auteurs ont ajouté des passages sur les jardins de Babylone alors que les auteurs sur lesquels ils se basaient n'en faisait pas mention. C'est plausible pour plusieurs raisons : Clitarque, l'auteur de la biographie d'Alexandre le Grand ayant servi de base à Diodore de Sicile aurait pu les inventer sur la base de jardins royaux existants réellement. Les auteurs grecs antérieurs à Quinte Curce sont peu crédibles.


Les jardins ont-ils réellement existé ?

Arguments prouvant que ce n'est pas le cas

Si on se pose encore cette question de nos jours c'est qu'il existe de gros doutes sur leurs existences. La première raison pour laquelle il est possible qu'ils n'aient jamais existé est que les recherches archéologiques entreprises n'ont rien rapportées alors que d'autres bâtiments de Babylone, comme les remparts ou le grand palais ont parfaitement été identifiés. De plus ces fouilles ont couverts une grande surface de l'antique cité et il reste peu d'endroits où ces jardins pourraient être. Autre argument, le témoignage d'Hérodote : Ce haut personnage a vécu au Ve siècle avant JC, il est considéré comme le premier historien de l'humanité, au sens où ce fut le premier à s'intéresser à l'histoire des civilisations le précédent. Il a écrit quelques livres d'histoire mais aussi de géographie, sans se limiter au monde qui l'entourait. Grand voyageur, il connaissait bien Babylone pour s'y être établit un temps. Si une personne était à même de décrire les jardins, ça aurait été lui, mais bizarrement son récit de la visite de la ville ne décrit à aucun moment ces jardins qui auraient pourtant dû être parmi les principaux monuments à être cité.

Autre argument, les auteurs grecs anciens. C'est sur la base de leurs textes que Quinte Curce et Strabon ont écrit leurs descriptions. Or ces auteurs sont sujets à caution car ils vécurent dans des temps anciens où les écrits, rares, étaient faits sur la base de description orale pouvant facilement être détournée. De plus chaque civilisation voulant mettre en avant sa puissance, il est normal que les descriptions soient toujours exagérées. C'est le cas des remparts de Babylone par exemple, dont Hérodote estime la hauteur à 100m ce qui est architecturalement impossible.

Pas de traces archéologiques, le principal historien de l'époque qui n'en parle pas, des auteurs grecs anciens douteux : Les jardins de Babylone ont-ils réellement existé ?


Arguments prouvant leurs existences

Tout d'abord il faut savoir que les recherches archéologiques ne sont pas terminées à Babylone. Si une grande partie du terrain a été identifiée il reste encore des zones (certes de plus en plus restreintes) dans lesquelles se cachent peut-être les vestiges des jardins suspendus. Ensuite la ville de Babylone n'était pas célèbre que pour ses jardins suspendus mais surtout pour ses remparts. Il est curieux que les jardins aient supplantés les remparts car visiblement ils étaient beaucoup plus impressionnants, toujours d'après les documents de l'époque. Ce n'est que Philon de Bysance a mis en avant les jardins dans sa liste (devenue depuis canonique) mais à l'époque les visiteurs de la ville étaient surtout surpris par les remparts. Il n'est donc pas si étonnant que ça que les jardins ne soient pas mentionnés si souvent que ça dans les documents de l'époque.


Et si les jardins étaient ailleurs ?

Plutôt que de croire en leur inexistence on peut se demander si les jardins n'étaient pas dans une autre ville. C'est la thèse de Stéphanie Dalley, assyriologue, qui suppose que les jardins étaient en fait à Ninive, une ville plus au Sud, ancienne capitale de l'Assyrie. Elle se base sur la confusion que l'on trouve dans certains textes anciens entre Ninive, et Babylone, deux capitales proches et rivales. Nabuchodonosor II attaqua et vainquit les assyriens et forme un royaume bien plus grand. Or les assyriens connaissaient les techniques d'irrigation et avaient la capacité de faire des jardins en hauteur. Ils en avaient déjà réalisés, ils savaient commetn faire monter l'eau grace à des vis sans fin par exemple. Il existe une gravure d'un jardin en hauteur à Ninive (gravure conservée au British Museum) qui pourrait être les vrais jardins. Mais comme rien n'est simple pour ce moument, une étude attentive de cette gravure montre que si certains arbres semblent bien pousser au-desssus d'une terrasse, il est probable que l'artiste assyrien ait voulu rendre une impression de perspective et représenter les arbres au-delà de la terrasse.

La thèse de l'erreur d'emplacement est tout à fait possible, elle est étayée par la supposition que les jardins suspendus ont été localisés à Babylone en raison du statut particulier de la ville dans la littérature antique, symbole de l'Orient et résidence de figures légendaires. Dès lors, à cause de la déformation dans la transmission du souvenir des jardins royaus assyriens, ceux-ci auraient été "implantés" à Babylone, ville prestigieuse dont on a gardé le souvenir plutôt que dans une ville complètement oubliée.

Stéphanie Dalley a été précédée par quelques auteurs qui envisagèrent durant le XXe siècle que ces jardins étaient ailleurs. La première fois c'est en 1979 par l'allemand W. Nagel dans son ouvrage "Where were then 'Hanging gardens' located in Babylon?" Il émet l'hypothèse qu'il y a eu deux jardins dans deux endroits différents, un néo-babylonien et un perse, ce qui permet d'être conforme avec la représentation de Koldewey, exprimée ci-dessous. Citons aussi M.S. Damerji qui, dans un ouvrage écrit en arabe dont le titre français pourrait être "Où se trouvaient les jardins suspendus de Babylone ?", imagine un autre endroit pour l'emplacement des jardins.


Emplacement

Et c'est justement leurs emplacements qui sont à l'origine d'une polémique récente. Et si les traces archéologiques n'ont pas encore été trouvé parce qu'ils ne sont tout simplement pas là où on les cherche ? Et si les jardins de Babylone n'étaient pas à Babylone ? C'est la thèse de l'assyriologue Stéphanie Dalley d'Oxford qui a étudié le problème et a situé les jardins à Ninive, plus au Sud.

Toujours est-il que si ils ont existé, et on va supposer que se soit le cas, ils sont sensés avoir été dans la ville de Babylone, une ville antique dont les ruines sont actuellement en Irak, à 100Kms au Sud de Bagdad, près de la ville d'Hilla. On est ici en plein coeur de la Mésopotamie, le long de l'Euphrate. C'est la plus orientale des Sept merveilles du monde antiques, la seule qui ne soit ni égyptienne, ni grecque. Sa présence dans la liste est dû à sa grande beauté tout comme à l'exploit technique qui a permit de monter l'eau nécessaire aux jardins en hauteur, alors que pour les autres merveilles, c'est la plupart du temps simplement leurs majestuosités qui leurs permet d'être sur la liste.

Emplacement

Emplacement

Comme les archéologues n'ont pas trouvé de traces des jardins de Babylone il est impossible de les situer exactement, mais les fouilles archéologiques entreprises sur le site de l'antique Babylone ont montré qu'ils pourraient être sur les deux sites indiqués en vert sur cette carte. Malheureusement rien n'est simple avec cette merveille du monde, et ces deux suppositions sont battues en brèche par le fait que si la petite zone était bien construite de colonnes voûtées, elle est trop petite pour avoir été l'emplacement de ces jardins. Quand à la 2e supposition elle est tentante mais correspondrait plus à un jardin palatial classique.

En savoir plus sur l'Emplacement des jardins.


Description

Là aussi il est assez difficile de reconstituer les jardins. Pour le faire il faut se fier à Philon de Bysance et Diodore, deux auteurs antiques qui les ont décrits. Hélas, leurs témoignages ne concordent pas vraiment. D'autres documents décrivent également ces jardins, ils permettent d'améliorer l'idée que l'on s'en fait, mais comme tous ne disent pas la même chose il est probable que la vérité soit un peu un mélange de tout ça.

Philon livre plus une image des jardins de Babylone qu'une réelle description dans son ouvrage, "De septem orbis spectaculis". Il parle d'un jardin flottant dans l'air, et c'est cette image qui s'est propagée à travers les âges pour parvenir jusqu'à nos jours. Au contraire Diodore fait plutôt une description analytique, quoi que partielle, du bâtiment.

Commençons par ce qui fait l'unanimité : Tous parlent d'un jardin en hauteur basé sur un plan carré d'à peu près 120m de côté. Diodore parle, lui, de plates-formes étagées. Les jardins étaient en hauteur, ça, ça semble évident au vue des différentes descriptions. Toutes parlent de colonnes en pierre qui soutiennent un plafond végétal sur lequel on a étalé de la terre. Quinte-Curce, lui, décrit un plafond en pierre au-dessus duquel la terre a été étalée. Le matériau utilisé est de la brique pour Strabon, ce qui est conforme aux habitudes de construction de l'époque dans cette région. Les autres auteurs indiquent que c'est de la pierre, ce qui est plutôt étonnant, la pierre étant rarement utilisée à cette époque. Strabon indique aussi que les piliers formaient une voûte à leurs points de jonction, il est le seul à l'écrire. Or la présence d'une voûte semble une évidence tellement le poids de la terre des terrasses est sensés être lourd, une voûte est donc la meilleure solution pour répartir les charges impressionnantes du plafond sur les colonnes. Nul doute qu'un plafond plat n'aurait pas tenu la charge des jardins, quelles que soient les méthodes utiliser pour les soutenir (colonnes ou murs)

La partie supérieures semblent avoir eut plusieurs étages, comme des terrasses superposées, d'où les représentations ci-dessous, quasiment toutes faites avec une successions de terrasses. En grec ancien on distingue par la grammaire l'unicité, la dualité de la multiplicité. Or ces textes utilisent la multiplicité pour donner le nombre de terrasses, ça prouve qu'il y en avait au minimum trois. Quand à la hauteur des jardins, on l'ignore tout simplement parce que la notion de taille est difficile à appréhender, il y a trop de différences entre nos unités de mesures et celles de l'époque. Quinte Curce compare la hauteur des jardins avec celle des remparts, mais la description des remparts de l'époque oscille entre 22m et 100m, ce qui est, reconnaissons-le, d'une grande imprécision. (L'estimation à 100m est unanimement rejetée, bien sûr, elle émane d'Hérodote, celle à 22m provenant de Strabon et Diodore)

Le jardin nécessitait probablement beaucoup d'eau. Celle-ci était amenée par un système mécanique (toujours à prendre au conditionnel, ce n'est pas sûr). Selon Strabon il s'agirait d'une vis sans fin actionnées par des hommes. L'eau arrivait de l'Euphrate par un ingénieux système de canalisations.

Des jardins eux-mêmes nous n'en savons rien, nous ignorons les différentes essences qui y étaient plantées et comment elles étaient structurées. Ce que l'on peut dire c'est qu'un jardin dans cette région était un luxe que ne pouvait pas avoir le comment des mortels, les ressources en eau étant trop rares pour être gaspillées. D'ailleurs des siècles plus tard, lorsque l'Islam se répendra sur les territoires arides, les jardins seront vus comme des espaces paradisiaques (Consultez à ce sujet le Symbolisme du Taj Mahal.

Voici à présent la description qu'en fait Strabon, géographe grec du Ier siècle, dans son livre Geographie, tome XVI.

Ce jardin, immense carré de 4 plèthres de côté, se compose de plusieurs étages de terrasses supportées par des arcades dont les voûtes retombent sur des piliers de forme cubique. Ces piliers sont creux et remplis de terre, ce qui a permis d'y faire venir les plus grands arbres. Piliers, arcades et voûtes ont été construits rien qu'avec des briques cuites au feu et de l'asphalte. On arrive à la terrasse supérieure par les degrés d'un immense escalier, le long desquels ont été disposées des limaces ou vis hydrauliques, destinées à faire monter l'eau de l'Euphrate dans le jardin, et qui fonctionnent sans interruption par l'effort d'hommes commis à ce soin.

Voir aussi une autre description des jardins, plus complète.


Histoire

Les origines des jardins suspendus de Babylone remontent à Nabuchodonosor II, si l'on en croit la thèse de Bérose. Il était roi de Babylone au VIe siècle avant JC et c'est sous son règne que son royaume fut le plus vaste, il était à son apogée. Nabuchodonosor II fit construire dans sa capitale Babylone de nombreux monuments ainsi que des temples. Selon la légende il aurait construit les jardins pour son épouse qui venait de Médie, une région montagneuse de l'Iran occidental où la végétation était plus dense que dans le désert babylonien. Une autre légende - tenace - raconte que ces jardins ont été créé bien avant sous Sémiramis, le nom que cette légende a attribué à la reine assyrienne Sammuramat qui vivait au VIIIe siècle avant JC, mais cette hypothèse n'est pas crédible, les techniques de construction d'un tel jardin ne sont pas compatible avec les connaissances de l'époque.

On ignore également pourquoi et quand ces jardins ont été détruits. Ca fait bien peu d'informations, et c'est une des raisons pour lesquels ont peu mettre en doute leurs existences.


Pourquoi dit-on qu'ils étaient suspendus ?

Pourquoi parle t-on de "jardins suspendus" de Babylone ? Auraient-ils été réellement suspendus ?

En fait c'est complètement faux, ce mot est probablement apparu tardivement et ne correspondait pas à la réalité des jardins qui n'auraient jamais pu être suspendus, étant bien trop lourd. Il s'agissait en fait d'une succession de terrasses (d'après plusieurs descriptions) qui lui donnait un air aérien , et c'est cette impression de légèreté qui a fait dire aux auteurs ultérieurs qu'ils étaient suspendus. Philon de Bysance, l'une des premières personnes a les avoir décrit, s'est focalisé sur le côté aérien des jardins, et c'est son récit qui prodomine de nos jours, ça explique pourquoi certains imaginent encore que ces jardins étaient réellement suspendus, ce qui est bien sûr faux.

D'après pluieurs descriptions les jardins étaient positionnés en l'air par des colonnades formant une voûte, au dessus de laquelle avait été disposée une couche de terre, puis les arbres et les plantes. On imagine le poids de l'ensemble... C'est d'ailleurs parce qu'ils devaient être extrêmement lourd que la description des voûtes de Strabon semble la plus plausible, les autres personnes parlant de ce monument indiquant plutôt un plafond plat, peu en accord avec les lois de la physiques.


Pourquoi est-ce une des 7 merveilles du monde ?

La liste des 7 merveilles du monde a mis en valeur des monuments hors-normes par leurs beautés, leurs exploits techniques, leurs particularités dans le monde antique. Les jardins suspendus de Babylone présentent des caractéristiques identiques à ceux des grands parcs paysagers assyriens et perses, mais leur singularité réside dans l'infrastructure architecturale qui les supporte. Il n'existe rien de tel dans les sources du Proche-Orient, ce qui met en avant deux hypothèses :

  • Ou cette infrastructure est une invention des auteurs classiques, qui se basaient sur des bâtiments modestes et, pour des raisons propres à eux, les ont transformé dans le monument que l'on connait de nos jours,
  • Ou elle est avérée est dans ce cas il s'agit d'un cas unique, une spécificité qui méritait d'être dans la liste des 7 merveilles du Monde.

Les représentations

Durant le XIXe siècle : Rondelet

La première tentative sérieuse de reconstitution des jardins de Babylone date de 1814, on la doit à J. Rondelet. Ce dernier les représente dans son livre "L'art de bâtir" (Paris, 1814). Cette reconstitution permet de vérifier que les témoignages antiques sont d'une fiabilité correcte quoi que partielle, et qu'ils sont suffisants pour esquisser le monument. En 1899 Koldewey réalise une série de campagnes de fouilles sur le site de Babylone et découvre l'emplacement des jardins. Malheureusement pour lui il est démenti un peu plus tard, les ruines étant bien celles de Babylone mais pas celle des jardins suspendus. L'espoir qui a été suscité pendant ce cours laps de temps a permis aux archéologues du monde de croire qu'il est possible de retrouver des vestiges même si ils sont hypothétiques, ce fut d'ailleurs confirmé par les découvertes - peu de temps avant - pour le temple d'Artémis ou le mausolée d'Halicarnasse, tout deux mis à jour par des archéologues britanniques.


La représentation de Koldewey

L'archéologue allemand fit en 1918 une reconstitution des jardins suspendus basée sur sa connaissance issue des fouilles faites après plusieurs campagne sur le terrain. Il imagine un jardin au-dessus de la partie centrale d'un bâtiment accolé au palais babylonien. Au-dessous se trouvait 14 pièces voûtées servant de réserve car obscures, et au-dessus il émet l'hypothèse que - peut-être - un batiment se serait intercalé entre le sol et les jardins, une sorte d'étage supplémentaires qui aurait permit aux jardins d'être au même niveau que le rez-de-chaussée du palais. Il suppose que le corridor périphérique de colonnes de soutien aurait pu former une sorte de péristyle autour du jardin.


Les autres représentations

Les représentations du XXe siècle se basent essentiellement sur celle de Koldewey qui fait foi. Il faut dire qu'il était un spécialiste du monument. La plupart sont donc similaires et lui adjoignent, de-ci de-là, quelques nouveautés dont, par exemple, le système d'alimentation en eau qui n'avait pas été représenté au XIXe siècle. D'ailleurs cet ajout met en avant l'inadéquation entre cette alimentation en eau et les possibilités réelles de le faire, et ça a jeté en partie le discrédit sur le travail de Koldewey. Mais en l'absence de preuve, il continua à être une référence en la matière. Totues ces - rares - modifications reflètent surtout le manque de documentation sur lequel s'appuyer pour étayer des nouvelles hypothèses.


Il faut donc admettre que dans chaque représentation des jardins suspendus de Babylone se trouve une part de subjectivité dû aux lacunes des textes antiques. Les infographistes et autres dessinateurs ne peuvent que faire des conjectures sur ce qu'ils étaient. Les représentations ci-dessous sont donc essentiellement issues de leurs imaginations.


Représentations anciennes

Les jardins par Kircher

Les jardins par Kircher

Athanasius Kircher était un jésuite allemand du XVIIe siècle. Il fut l'un des principaux esprits scientifiques de son époque. Il travailla dans de nombreux domaines (optiques, acoustique, linguistiques, médecine, etc). Il étudia les civilisations orientales et c'est à ce titre qu'il réalisa ce dessin des jardins suspendus de Babylone, d'après une description qu'il pensait juste, mais qui était surtout influencée par la vision occidentale de son époque.

Ce dessin date de 1726.

Les jardins par Van Heemskerck

Les jardins par Van Heemskerck

Maarten van Heemskerck est un artiste hollandais du XVIe siècle, portraitiste et peintre d'histoire. Il est essentiellement connu par sa série des 7 merveilles du Monde (réalisée en 1572) qui magnifie ces monuments selon des critères esthétiques propres à son époque. Cette représentation des jardins suspendus de Babylone est donc en grande partie imaginée par l'artiste qui ne se base que sur peu de documentation. Ce dessin date de 1572.

Voir les 7 merveilles du monde par Maarten van Heemskerck.

Le Petit Larousse, 1912

Le Petit Larousse, 1912

Les dictionnaires ont toujours été la principale sources d'informations avant l'invention d'Internet. Le Larousse, une institution en France, avait choisi en 1912 de publier ce dessin pour illustrer les jardins suspendus de Babylone.


Représentations modernes


Jardins de Babylone

Jardins de Babylone

Jardins de Babylone

Jardins de Babylone

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Voir aussi :

Les 7 merveilles du monde





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