Prisonniers célèbres et la torture à la tour de Londres

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Prisonniers célèbres de la tour de Londres


La tour de Londres est beaucoup admirée pour son architecture et son histoire, mais son nom évoque aussi la peur, l'emprisonnement, la torture. Pourtant mérite t-elle tant que ça d'avoir cette réputation ?

Mémorial aux exécutés de la tour

Mémorial aux exécutés de la tour


Un fait : La tour de Londres a servi de prison

Il est indénable que la tour de Londres a abrité des prisons. En fait la plupart des tours abritent des cellules dans leurs sous-sols, et elles n'étaient pas décoratives : Elles ont réellement maintenues à l'écart des personnalités. Mais en réalité, pas tant que ça. Les prisonniers de la tour de Londres étaient essentiellement des personnalités importantes, des reines et des rois, des opposants, etc. On y trouvait aussi des membres du clergé ou des aristocrates qui avaient choisis le mauvais camps lors de la guerre des deux roses, mais aussi des officiers, des rebelles écossais et même un roi de France ! Le tout premier prisonnier fut incarcéré en 1100, soit peu de temps après la fin de la construction de la tour blanche. Mais ce ne fut pas un franc succès. A l'aide de complicités extérieures, il put se faire la belle en utilisant une corde cachée dans un tonneau.

La condition des prisonniers variaient beaucoup. Certains avaient des peines lourdes, d'autres plus légères. Certains avaient même le droit de sortir de leurs cellules, voire de sortir se promener dans toute la citadelle. William Penn, fondateur de la colonie américaine de Pennsylvanie, a enduré huit mois de prison pour ses convictions religieuses. Le duc Charles d'Orléans, neveu du roi de France, avait été fait prisonnier lors d'une bataille et a passé vingt-cinq ans de sa vie sous la garde des Anglais jusqu'à ce qu'une rançon exorbitante soit payé. De même, le courtisan, explorateur et écrivain Sir Walter Raleigh a enduré treize longues années de prison, années au cours de laquelle il a écrit son histoire universelle, intitulée Histoire du monde. Il a ensuite été libéré temporairement pour être finalement être exécuté peu après. L'héritier d'Henry VIII, son fils Edouard VI (également anglican), a continué après son couronnement de faire des purges brutales. Six ans plus tard, il mourrut et fut remplacé par Marie Tudor (une fervent catholique, contrairement à Henry VIII, son père). Celle-ci n'hésita pas à faire décapiter sans délai Lady Jane Gray - 16 ans - et son jeune mari, des pions dans la lutte pour pouvoir. Isabelle, la soeur du père de Marie, a passé plusieurs semaines en prison dans la tour avant de pouvoir en sortir.


Quelques exécutions célèbres

Mais bien qu'il y ai eut pas mal de prisonniers, il n'y a eu que peu d'exécutions au vu de l'histoire de la tour de Londres : un peu plus de 400 personnes ont été tuées ici, sur près de 1000 ans d'histoire. En fait, le lieu d'exécution était à Tower Hill, un lieu un peu plus au Nord qui permettaient le contrôle de la foule.

La tour de Londres a quand même été le siège de plusieurs meurtres. Parmi les plus connus, citons les morts mystérieuses des deux petits Princes, Edouard V et son jeune frère Richard, duc d'York. Il y eut aussi l'histoire tragique de l'exécution de Lady Jane Grey, reine d'Angleterre, ainsi que des autres reines Catherine Howard et Anne Boleyn. Le roi d'Angleterre Henry VI est mort assassiné lors de sa prière, dans la chapelle privative de la tour Wakefield.

Une fois mort, les corps étaient - la plupart du temps - enterrés dans la chapelle royale St Pierre. On y inhuma même des personnes exécutées à l'extérieur. Voici une petite liste des principales personnalités mortes exécutées à la tour de Londres, sur Tower Green :

  • William Hastings, baron d'Hasting (13 juin 1483). Exécutée par la décapitation, William Hastings a lutté pour sécuriser le trône d'Edward IV en soutenant ses fils, les deux petits Princes.
  • Anne Boleyn, reine consort (19 mai 1536). Exécutée par décapitation, elle était la seconde femme du roi Henry VIII et fut convaincu à tort d'adultère, d'inceste et de trahison.
  • Margaret Pole, comtesse de Salisbury (27 Mai 1541). Exécutée par décapitation. La comtesse de Salisbury était fut accusée de trahison à l'âge de 68 ans par le roi Henry VIII. Il lui reprochait d'avoir soutenu sa première femme Catherine d'Aragon, fervente catholique.
  • Jane Boleyn, vicomtesse de Rochford (1542). Exécuté par décapitation. Jane Rochford a contribué à provoquer le meurtre des deux reines et de leurs cousines, Anne Boleyn et Catherine Howard.
  • Catherine Howard, reine consort (13 février 1542). Exécuté par la décapitation, Catherine Howard était une fille folle et désintéressée qui a été tuée pour adultère à l'âge de 18 ans seulement.
  • Jane Gray, Reine (13 février 1554). Exécutée par la décapitation, Lady Jane Gray fut une reine manipulée par sa famille, particulièrement ambitieuse. Elle en subit les conséquences à leurs places.
  • Robert Devereux, comte d'Essex (1601). Exécutée par la décapitation, le comte d'Essex était le favori de la reine Elisabeth Iere, mais il se rebella contre elle et en fut emprisonné, puis exécuté.

Selon la légende, que vous pouvez voir Anne Boleyn, exécuté pour trahison envers le roi Henry VIII, marcher autour de la Tour avec sa tête sous le bras. Pour en savoir plus sur chacune de ces personnes et plus encore, voyez la liste ci-dessous.


Méthodes d'exécution

La méthode la plus courante pour exécuter une personne était la décapitation, mais elle ne concernait que les prisonniers d'un certain statut car elle était estimée comme étant moins brutale que les autres méthodes. Elle était donc réservée aux nobles, aux membres de la famille royale. On utilisait quasiment systématiquement une hache mais parfois, à de très rares occasions, on utilisait une épée. Ce fut le cas par exemple lors de la mort d'Anne Boleyn.

Les personnes de rang inférieur, le courant de la population, était tué par pendaison. Mais si les faits reprochés étaient particulièrement odieux il était possible d'utiliser des méthodes plus brutales, comme le bucher ou l'écartellement. Il arrivait même parfois de faire endurer des souffrances longues volontairement, et ça quel quel soit la classe sociale de la victime, mais c'était quand même quelques choses d'assez rare.

La mort par décapitation était essentiellement utilisée pour les nobles. C'était une méthode violente mais de courte durée, heureusement. Mais il était fréquent que le bourreau doive s'y reprendre à plusieurs fois pour détacher la tête du tronc du condamné. Ca dépendait de son habileté et de l'état de sa lame. Plus elle était affutée, plus l'exécution était rapide. Ainsi la mort était-elle rapide et indolore. Dans le cas contraire, comme ce fut le cas pour la comtesse de Salisbury, ce fut probablement bien plus douloureux : Elle subit 11 coups avant que la mort ne survienne.


Cérémonies traditionnelles lors d'une décapitation

Ce n'est pas que se soit une tradition particulièrement joyeuses, mais lors d'une exécution on respectait un certain protocole. Tout d'abord on construisait un échafaud, une sorte d'estrade que l'on recouvrait de paille. Un membre du clergé était chargé de réconforter autant qu'il pouvait le/la condamné(e), mais surtout il l'encourageait à pardonner à son bourreau, ce qui lui permettait d'avoir ses faveurs et donc d'obtenir une mot rapide.

La plupart du temps on autorisait le condamné à s'adresser à la foule, avec la permission du roi. Puis, une fois la sentence exécutée, les têtes des victimes étaient exposées sur le London bridge. A noter que lors d'une décapitation la tête conserve une conscience pendant approximativement 8 secondes, c'est le temps nécessaire pour que le manque d'oxygène dans le sang provoque la tombée dans l'inconscience.


Les principaux exécutés

William Hastings

Exécuté par décapitation le 13 juin 1483

William Hastings s'est battu pour sécuriser le trône pour Edward IV. Il fut nommé Lord Chamberlain en 1461. Lorsque le roi Edouard décéda en 1483, il était un partisan fidèle et loyal du jeune fils du roi Edward, Edward V, connu pour être l'un des petits princes de la Tour. Il fut arrêté par le frère d'Edward, Richard, sous le titre de trahison. Les deux petits princes furent déclarés illégitimes et, suivant la ligne du trône, leur oncle et protecteur, Richard, duc de Gloucester, fut déclaré roi et couronné sous le nom de Richard III. Les deux petits princes n'ont jamais été revus. William Hastings fut exécuté sans procès.

Anne Boleyn

Exécuté par décapitation le 19 mai 1536

Anne Boleyn, reine d'Angleterre (1507-1536) était la deuxième femme du roi Henri VIII. Ce dernier divorça de sa première femme, Catherine d'Aragon, et rompit avec l'Eglise catholique. Du coup il fut excommunié par amour de cette femme. Part la suite il se lassa de son épouse et tomba amoureux de Jane Seymour. Du coup il fit arrêter Anne Boleyn sous l'accusation de trahison, d'adultère et d'inceste avec son frère George Boleyn, Lord Rochford. Anne Boleyn est entrée à la tour de Londres par la porte des traitres où elle fut accueillie par William Kingston, le gardien de la tour. Elle lui demanda si elle devait être emmenée dans un cachot mais a été assurée qu'elle serait emprisonnée dans les appartements royaux où elle avait passé son temps avant son couronnement. La mort par la hache était une perspective terrifiante. Les bourreaux se sont souvent repris à plusieurs fois avant que la tête ne soit finalement coupée. C'est ce qui est arrivé à Anne qui reçu la possibilité d'être décapitée avec une épée. Quand elle a parlé de son exécution elle s'est référée au fait réconfortant qu'elle "n'avait qu'un petit cou".

Margaret Pole, comtesse de Salisbury

Exécuté par décapitation le 27 mai 1541

Margaret Pole, comtesse de Salisbury (1473-1541) était le dernier descendant direct de la ligne de Plantagenet, elle était descendante du roi Edouard III. La comtesse a commis l'erreur de comparaître avec Catherine d'Aragon contre le roi qui l'a déclaré traître, du coup. Elle a été arrêtée deux ans avant son exécution, maltraitée et négligée durant sa détention. Elle n'a jamais été jugée. Elle était petite, fragile et malade, mais fière. Du coup, le jour de son exécution, elle a dû être traînée jusqu'au billot. sur place elle refusa de poser sa tête dessus et lutta de toutes ses forces. Le bourreau, inexpérimenté, lui fractura l'épaule plutôt que le cou. Elle sauta alors du billot et le bourreau dut la poursuivre , sa hache à la main. Elle fut frappée onze fois que la tête ne se détache. Il y avait 150 témoins de son exécution, ce jour-là. Margaret Pole avait 68 ans.

Catherine Howard

Exécuté par décapitation le 13 février 1542

Catherine Howard était la cinquième femme du roi Henri VIII, la cousine d'Anne Boleyn. Particulièrement jolie, Henry était à ses petits soins, la couvrant de cadeaux et faisant, en public, preuve d'un grand amour. Elle avait mené une vie permissive dans le ménage de sa grand-mère, la duchesse douairière de Norfolk, une femme non instruite et négligée. Après son mariage avec Henry VIII, qui était un vieil homme répugnant et obèse, elle avait eu une liaison avec le jeune et beau Thomas Culpepper, liaison qui fut découverte. Le roi Henry était dévasté. Catherine fut arrêtée à Hampton Court pour adultère et tenta en vain de rejoindre le roi. Elle fut traînée en hurlant dans ses appartements. Son amant fut exécuté, sa tête encore enfoncée dans une pique lorsqu'elle passa, elle aussi, sous le London Bridge avant de pénétrer dans la tour de Londres par la porte des traitres. La légende raconte que les derniers mots de Catherine furent : "Je meurs en tant que reine, mais j'aurai préférée mourir en tant que femme de Culpepper". Elle n'avait alors que 18 ans.

Jane Boleyn, vicontesse de Rochford

Exécuté par décapitation le 13 février 1542

Jane Boleyn, vicomtesse Rochford (1505-1542) était l'épouse de George Boleyn, le frère de la reine Anne Boleyn, qui avait été exécuté suite à son accusation d'inceste avec sa soeur. Jane Rochford était une femme méchante et jalouse. Son mari George Boleyn était agé et malheureux. Ella joua un rôle déterminant dans l'arrestation de sa belle-soeur, Anne et son mari George Boleyn, fournissant des preuves préjudiciables contre Thomas Cromwell. Ses allégations étaient complètement fausses, mais furent retenues contre Anne. Elle est devenue une Dame de la Chambre Privée à Catherine Howard. Durant sa vie Jane Rochford s'est régalée d'intrigue et encouraga la jeune reine à entretenir sa relation avec Thomas Culpepper, elle avait aidé à organiser des réunions secrètes. Or, sa responsabilité fut découverte et Jane Rochford fut arrêtée et emmenée à la Tour de Londres. Elle fut interrogée et perdit sa santé mentale. Une nouvelle loi permettant l'exécution des fous a été adoptée à cette occasion afin de la condamner à mort. Elle avoua avant sa mort : "Dieu me fait subir la honte comme punition pour avoir contribué à la mort de mon mari. Je l'ai faussement accusé d'aimer de manière incestueuse sa sœur, la reine Anne Boleyn. Pour cela, je mérite de mourir".

Elle fut exécutée immédiatement après Catherine Howard.

Lady Jane Grey

Exécuté par décapitation le 12 février 1554

Lady Jane Grey, Reine d'Angleterre (1537-1554) fut Reine d'Angleterre pendant seulement neuf jours, du lundi 10 juillet 1553 au mercredi 19 juillet 1553. Edward V, un protestant dévot et le fils unique de Henry VIII, est mort de tuberculose et a laissé le trône à "Lady Jane et à ses héritiers mâles". Malheureusement pour elle, elle était une marionnette aux mains de ses parents, la puissante famille Dudley. Elle fut proclamée reine d'Angleterre et amenée avec son mari Guildford Dudley de Syon House aux Royal Apartments à la tour de Londres. Le 19 juillet 1553, la Reine Jane fut déposée, ne soulevant aucune objection - la Princesse Catholique Marie étant l'héritière légitime. Lady Jane Grey et son mari furent emprisonnés à la Tour. Le 12 février 1554, ils furent exécutés à la tour de Londres. Lady Jane a regardé son mari passer de la tour de Beauchamp à sa mort, à Tower Hill, quelques heures avant sa propre exécution sur Tower Green. Le mandat de mort de Jane a été signé par la reine Marie qui sera connue plus tard connue sous le nom de "Bloody Mary" pour sa persécution envers les protestants. Lady Jane Gray n'avait que 17 ans au moment de sa mort.

Robert Devereux, 2e comte d'Essex

Exécuté par décapitation le 25 Février 1601

Robert Devereux (1566-1601) était un des favoris de la reine Elizabeth I. Il était beau, spirituel, arrogant et ambitieux et la Reine ne tarissait pas d'éloges sur cet homme. Il fut nommé Lord Lieutenant d'Irlande, un poste qu'il ne parvint pas à assurer. Sa relation avec la Reine s'est détériorée peu à peu et il tenta un coup politique. Il mena une rébellion contre la Reine et voulut prendre le contrôle de la ville de Londres le 8 février 1601. Il fut arrêté et condamné pour trahison. Habillée en noir, mais avec un gilet rouge brillant, Essex fut exécuté à la Tour de Londres le 25 février 1601. Plus de 100 personnes ont assisté à l'exécution, et trois coups de la hache ont été nécessaires pour faire sauter la tête d'Essex.


Les principaux emprisonnés

Bien sûr tous les prisonniers ne furent pas exécutés. Certains ont été libérés, d'autres sont morts dans leurs cellules. La liste ci-dessous ne contient pas tous les noms mais donne une idée de la qualité de ces personnes.

  • L'évêque Ranulf Flambard (le premier prisonnier de la tour de Londres)
  • Hubert de Burgh, Chef judiciaire d'Angleterre (1232)
  • William le Marish (1238)
  • Prince Gruffydd de Galles (mort en chutant d'une hauteur de 30m en tentant de s'évader), 1244)
  • Roi Baliol d'Ecosse (1296)
  • William Wallace (1305)
  • Lady Badlesmere, Margaret de Clare (première femme prisonnières, 1322)
  • Charles, Duc d'Orleans (1391-1465)
  • Eleanor, Duchesse de Gloucester (1441)
  • Le roi Henry VI (1465)
  • Duc de Clarence (1478)
  • William Hastings (1483)
  • Jane Shore (1483)
  • Les deux princes Edward V et son jeune frère Richard, Duc d'York (1483)
  • John Fisher Evêque de Rochester (1534)
  • Sir Thomas More (1535)
  • Les impliqués avec Anne Boleyn (Mark Smeaton, Henry Norris, Frances Weston, William Brereton and George Boleyn, 1536)
  • Sir William de la Pole fut incarcéré à la tour pendant 37 years
  • Thomas Cromwell (1540)
  • Les impliqués avec Catherine Howard (Anne Howard, Thomas Culpepper, Henry Mannox et Francis Dereham, 1542)
  • La protestante Anne Askew (Torturée, 1545)
  • Henry Howard, comte de Surrey (1546)
  • Thomas, Duc de Norfolk (1546)
  • Princesse Elizabeth ses servants Kat Ashley et Henry Parry (1554)
  • Thomas Seymour, Haut amiral d'Angleterre (1549)
  • Duchesse de Somerset (1551)
  • Edward Seymour, Duc de Somerset et Lord Protecteur (1552)
  • Guildford Dudley, mari de Lady Jane Grey (1554)
  • Hugh Draper de Bristol (Sorcellerie, 1561)
  • John Store (1571)
  • Guy Fawkes (1606)
  • Nicholas Owen (Jésuite, 1606)
  • Thomas Overbury (1613)
  • Sir Walter Raleigh (1618)
  • Thomas Wentworth, Comtede Strafford (1641)
  • William Laud, Archevêque de Canterbury (1645)
  • James Scott, Duc de Monmouth (1685)
  • Henry Laurens (Unique prisonnier américain, 1780)
  • Sir Francis Burdett
  • Les Conspirateurs Cato-street
  • Roger Casement
  • Norman Baillie-Stewart (1933-1937)
  • Josef Jakobs
  • Rudolf Hess (1945)
  • Les jumeaux Kray (1952)

La torture, un usage largement surestimée

Chevalet

Chevalet

La torture, par contre, n'a quasiment jamais été employé à la tour de Londres. Ce lieu n'était pas un lieu de torture comme on le croit souvent. En fait sa réputation vient probablement de la nécessité de faire craindre la tour de Londres à la population, ce qui était sa fonction initiale, fonction qu'elle a gardé tout au long de son histoire. Si de nos jours on peut voir des instruments de tortures dans les salles d'exposition de la tour de Londres, à la tour Wakefield, c'est qu'ils ont été ajoutés ultérieurement, essentiellement pour les touristes.

Les documents recensant les actes de torture à la tour de Londres font état de 48 personnes concernées, toutes torturées ici entre 1540 et 1640. Ce chiffre parait faible, mais même si il est sous-estimé il montre quand même que cette place-forte n'était pas le lieu de torture ultime que l'on croit qu'il est parfois.

L'instrument de torture qui est reproduit ci-dessus est une sorte de chevalet : On attachait les pieds du supplicié aux deux cordes en bas, les poignets aux deux cordes d'en haut, et on actionnait les deux leviers, les rouleaux tournant en sens opposés le corps se disloquait peu à peu.



Voir aussi :

Yeoman Warders

Histoire de la tour de Londres





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