Description du temple du Bouddha d'émeraude

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Description du temple du Bouddha d'émeraude


Le temple du Bouddha d'émeraude est le principal temple bouddhique de Thaïlande. Il correspond, dans l'esprit, à la cathédrale Notre-Dame de Paris ou la mosquée al-Harâm de La Mecque, en Arabie Saoudite, c'est dire son importance dans le monde Bouddhique. Il abrite une statue de Bouddha particulièrement vénérée dans ce pays, la fameuse statue du Bouddha d'émeraude. En fait, elle est en jade, mais c'est un détail.


Temple du Bouddha d'émeraude

Temple du Bouddha d'émeraude

Le temple n'est pas un bâtiment unique, c'est un complexe qui occupe tout le secteur Nord-Est du palais royal dans lequel il est inclus. Pour visiter le temple du Bouddha d'émeraude, il faut donc entrer dans l'enceinte du palais royal.

Bien sûr, tous les bâtiments du temple n'ont pas la même valeur, même si le regard du visiteur ne se pose que sur des merveilles lorsqu'on est sur place. Le principal est l'ubosoth, c'est le nom que les Thaïs donnent au bâtiment qui abrite le fameux Bouddha d'émeraude. C'est un édifice magnifique, assez grand et plutôt haut, juché sur une estrade de pierre. Juste à son Nord se trouve une terrasse également en pierre largement occupée par le panthéon royal, en forme de croix, la bibliothèque, carrée, et le Phra Si Ratana Chedi, de forme circulaire. Ces quatre bâtiments forment la plus grande partie du temple, les autres sont des ajouts qui sont arrivés ici au fil du temps. Tout le temple est entouré d'une magnifique galerie couverte en bois qui protège une tout aussi magnifique fresque racontant le Râmakien. Le Râmakien, c'est l'épopée thaïlandaise, c'est-à-dire l'histoire de la Nation. Il est par certain point similaire au Ramayana, l'histoire indienne traditionnelle.


Le plan

Plan du temple du Bouddha d'émeraude

1. L'ubosoth

2. Douze petits pavillons

3. Vihân du Bouddha Gandhara

4. Tour de la cloche

5. Ho Rachapongsanusorn

6. Phra Pothithat Piman

7. Ho Rachakaramanusorn

8. Figure d'un ermite assis

9. Panthéon royal

10. Deux stupas dorés

11. Phra Mondop (Bibliothèque)

12. Phra Si Ratana Chedi

13. Maquette du temple d'Angkor Vat

14. Monument des rois Râma I, II et III

15. Monument du roi Râma IV

16. Monument du roi Râma V

17. Monument des rois Râma VI, VII, VIII et IX

18. Ho Phra Monthien Tham (Bibliothèque supplémentaire)

19. Vihân Yod

20. Ho Phra Nak

21. Huit prangs

22. Galeries


Description des différents bâtiments

L'ubosoth

Plan N°1 et 2


Description

L'ubosoth est le bâtiment contenant le Bouddha d'émeraude. C'est un édifice rectangulaire à l'entrée faite d'une porte à deux battants en bois. Ses proportions sont conformes à son rôle, encore qu'on puisse estimer qu'il est peut-être un peu petit. Par contre sa hauteur est impressionnante, et le plafond semble d'autant plus haut que le mur du fond accueille le piédestal immense de la statue, plus la statue elle-même. Du coup, il faut prendre un peu de recul pour la voir.


Ubosoth

Ubosoth

Le bâtiment abrite pas mal de statues de Bouddha, en plus de celui en jade.

  • De part et d'autres du piédestal on peut voir deux statues de Bouddhas de trois mètres de haut, parfaitement habillées. Elles datent du XIXe siècle, sous le règne de Râma III (1841), et sont en bronze recouvertes d'or.
  • Il y a aussi une petite statue de Bouddha, en bronze. Elle est un cadeau de Râma IV à l'époque où il était bonze (1830). C'est une statue en méditation qui fut placée devant le piédestal du Bouddha d'émeraude.
  • Dix autres statues de Bouddhas apaisant les flots sont placées deux par deux. Elles sont recouvertes d'or et vêtues d'un costume royal et ont été placées sur le piédestal. Elles représentent les membres des trois premières familles royales de la dynastie en cours.

Sinon, ce qui marque lorsqu'on est à l'intérieur de la pièce, c'est l'extraordinaire décor des murs. Ces derniers sont peints de grandes fresques allant du sol au plafond et représentent des éléments significatifs de l'univers bouddhique.

Sur le mur Ouest, celui derrière le piédestal, il y a la représentation cosmologique telle que la connait la religion de Bouddha. On y voit les trois mondes existants : le désir, la forme et l'absence de forme. 

Un des douzes pavillons de l'Ubosoth

Un des douzes pavillons de l'Ubosoth

En vis-à-vis, sur le mur Est (celui de l'entrée), il y a la scène de l'illumination. Ces peintures datent du règne de Râma Ier, au début du XIXe siècle. On y voit Bouddha en méditation, les jambes croisées. Au-dessous de lui la Déesse de la Terre répand l'eau de ses cheveux et à sa droite et gauche il y a l'armée de Mâra constituée de mauvais esprits. D'un côté, elle est en attaque, de l'autre soumise. Cette disposition fait référence à un passage de sa vie où il rencontra la Déesse qui submergea l'armée de Mâra par les flots qu'elle fit couler de sa chevelure.

Les deux autres murs sont peints d'évènements de la vie de Bouddha. Sur la partie basse du mur Nord il y a une procession royale tandis qu'au Sud, c'est une procession fluviale. Toutes ces peintures furent restaurées sous le règne de Râma III.

Les portes de l'ubosoth sont incrustées de nacre selon des dessins de l'époque d'Ayuthya, la période antérieure à celle qui vit Bangkok devenir une capitale. Elles ont été faites sous Râma Ier. L'ubosoth possède aussi douze lions en bronze, ils gardent les portes, et à l'extérieur la base du bâtiment est gardée par une série de 112 statuettes de monstres mi-hommes, mi-oiseaux. Ils tiennent dans leurs griffes des nâgas, ce sont des êtres de la mythologie indienne que l'on assimile à des serpents. Ces statuettes ont été mises en place sous Râma III.

Il est entouré d'une série de très belles colonnes destinées à soutenir l'avancée du quadruple toit fait en tuiles vernissés. Les couleurs sont surprenantes, on les retrouve peu à l'extérieur du temple : D'un vert foncé tendant vers le noir sur toute la surface, ses bordures sont jaunes et rouges et blanches. L'entrée du bâtiment est protégée par une succession de toits imbriqués, c'est d'une beauté époustouflante.

L'édifice a été construit sur une estrade de pierre assez haute, elle est protégée par une balustrade en pierre également. Devant l'entrée il y a, bien sûr, une volée de marches. Il est accompagné de douze petits bâtiments sous lesquels la foule peut s'abriter.


Règles à respecter

L'ubosoth était le principal temple de Thaïlande, centre religieux le plus vénéré du pays, on imagine bien qu'il y a quelques règles à respecter pour ne pas vexer la population locale. Après tout, dans tous les bâtiments cultuels il y a de telles règles, qu'on soit dans une synagogue, une mosquée, une église, un temple protestant ou boudhdique, etc.

La règle principale, celle à laquelle il faut constamment penser et ne jamais déroger, c'est qu'il ne faut jamais pointer qui que ce soit du pied, et surtout pas Bouddha. Les pieds sont considérés comme la partie impure du corps humain, en pointant quelqu'un les Thaïlandais estiment qu'on « salit » cette personne. Alors face au Bouddha d'émeraude, gardez vos pieds sous vos fesses, toujours. Jamais allongés face à la statue.

Il y a d'autres règles à respecter, vous les avez dans la partie « Tourisme ».


Histoire


Décor aux pieds du temple

Décor aux pieds du temple

Lorsque les Birmans ont chassé de leurs territoires les Thaïs à la fin du XVIIIe siècle ces derniers fuirent vers le Sud et fondèrent une nouvelle capitale : Bangkok. Le roi Râma Ier, qui fonda la dynastie des Chakri, emporta avec lui le Bouddha d'émeraude et lui fit construire un temple, comme ce fut déjà le cas précédemment au cours de son existence. Il choisit comme emplacement un endroit à l'Est de son palais, tout proche de lui. C'est ce secteur qui deviendra le temple du Bouddha d'émeraude.

Mais pour l'instant il se contente de faire construire deux estrades de pierre. Celle du Sud est destinée à accueillir l'ubosoth qu'il construira selon le style de la dynastie thaïlandaise précédente, les rois d'Ayutaya.

Ce bâtiment fut régulièrement restauré. Au milieu du XIXe siècle, sous Râma III les douze petits bâtiments qui l'entourent sont refaits. Râma IV poursuivit en restaurant le toit qui fut refait. Les peintures intérieures furent largement améliorées. C'est de cette époque que date les décors en nacre des portes, auparavant elles n'étaient que peintes. En 1903 les marches des escaliers furent complètement refaites pour faciliter son accès.

Enfin deux nouvelles campagnes de restauration eurent lieu au XXe siècle, une pour fêter les 150 ans de Bangkok, l'autre pour ses 200 ans.


Vihân du Bouddha Gandhara

Plan N°3

Le Vihân du Bouddha Gandhara est un édifice situé à l'Est de l'ubosth, est de forme ovoïde, avec une petite terrasse en entrée. Il est protégé par une rambarde en pierre.

Il fut construit sous Râma IV dans le but de protéger le Bouddha de bronze dit « Bouddha Gandhara ». C'est une statue sculptée sous Râma 1er représentant Bouddha en tenue de moine traditionnel chinois et appelant la pluie de sa main droite et la recevant de la main gauche. Une telle statue avait besoin d'un petit bâtiment protecteur.

L'édifice fut restauré peu après sa construction sous Râma V. Il en profita pour ajouter un toit en tuiles, ce qu'il n'avait pas encore.


Tour de la cloche

Plan N°4

La tour de la cloche est un tout petit bâtiment au Sud de l'ubosoth. Elle fut construite sous Râma IV en remplacement d'une autre tour, plus ancienne. On ignore la raison qui a poussé ce monarque à faire ces travaux, mais on imagine que c'était à cause de la vétusté du bâtiment initial.


Pavillons à l'Ouest de l'Ubosoth

Plan N°5, 6 et 7

Sur le côté ouest de l'Ubosoth, entre la terrasse et la galerie se trouve un petit pavillon accompagné de deux autres, un au Nord l'autre au Sud. Il abrite un prang, c'est-à-dire une sorte de tour dans un style khmer, le Phra Pothithat Piman (N°6). Le petit édifice juste à son Nord est appelé Rachakaramanusorn (N°7) alors que celui au Sud est le Ho Rachapongsanusorn (N°5)

Le Rachakaramanusorn contient 34 petites statues de Bouddhas en bronze dans des attitudes diverses, c'est une représentation de 33 des rois d'Ayuttya, plus l'unique roi de Tonburi. Ils ont été moulés dans du cuivre et imaginé par un bonze, le Prince Paramanuchit, oncle de Râma III sous lequel ses trois petits bâtiments furent construits. A l'intérieur il y a une fresque peinte par Khrua In Khong. Elle décrit l'histoire d'Ayuthya.

Dans le Rachapongsanusorn il y a 8 petits Bouddhas qui ont des attitudes différents. Elles sont surmontées d'une ombrelle à 5 étages. Les murs intérieurs sont recouverts de fresques racontant l'histoire de Bangkok et de Râma Ier, puisque les deux sont liés.


La statue de l'ermite

Plan N°8

A l'Ouest de l'Ubosoth se trouve un petit bâtiment abritant une étrange statue de pierres noires représentant un ermite. La statue a un haut pouvoir en termes de croyance locale : Associé à la médecine, elle aurait des pouvoirs de guérison, ce qui explique le défilé de personnes devant elle lui demandant de guérir un proche. La salle est remplie d'offrandes comme des fleurs ou des fruits. De façon plus traditionnelle ils font brûler des bougies.


Le panthéon royal

Plan N°9


Panthéon royal

Panthéon royal

Le pantheon royal est une construction qui ne date pas du projet de départ, il a été construit en 1856 sous Râma IV. L'idée était d'en faire le nouvel édifice en charge d'abriter le Bouddha d'émeraude, mais comme il a été construit trop petit pour y faire des cérémonies, il fut laissé sans affectation pendant quelques décennies après sa construction. Il a un style Khmer.

En 1903 le panthéon royal fut victime d'un incendie dû à un problème électrique. Il faut savoir qu'à cette époque l'énergie électrique était en plein essor, elle venait remplacer les anciennes énergies classiques, mais on ne maîtrisait pas encore tout ses dangers. Pendant l'incendie le toit fut ravagé, il fallut le refaire complètement.

Puis en 1918 on trouva une utilité à ce bâtiment. On était sous Râma VI. Ce roi fit installer ici cinqu statues à l'effigie des rois précédents qui étaient, auparavant, dans le pavillon Sivalai, dans le grand palais tout proche. C'est de cette époque que date l'appellation « Panthéon royal », bien sûr.

D'ailleurs ce bâtiment est ouvert une fois par an, en octobre, à l'occasion d'une cérémonie en mémoire du fondateur de la dynastie régnante, les Chakri : Rama 1er. De nos jorus il contient 8 statues.


Les stupas à l'Est du panthéon royal

Plan N°10


Deux stupas dorés

Deux stupas dorés

A l'Est du panthéon royal se trouvent deux stupas en or. Ils sont sur la terrasse, derrière les rambardes en pierre. Un stupa, c'est l'équivalent d'un clocher-flèche dans le monde chrétien, c'est un bâtiment étroit et haut qui monte vers le ciel. C'est juste la forme qui est différente. Par contre, d'un point de vue pratique, ce n'est pas la même chose : La où le clocher va servir à prévenir la population (par les cloches), le stupa sert d'abri pour les cendres de Bouddha, de ses disciples, ou de tout autre mort (par extension)

Dès la construction du temple Râma Ier avait construit deux stupas à l'Est de la bibliothèque. Mais à l'époque, il n'y avait pas encore le panthéon royal, juste la terrasse vide. Ces stupas s'étaient abîmés avec le temps, du moins c'est probablement la raison de leurs remplacements par Râma IV en 1856, lors des gros travaux de rénovation du temple. Les nouveaux furent construits sur les mêmes emplacements, mais dans un style différent puisque ceux-ci furent recouverts d'or. Ils n'ont pas bougé depuis, on peut les voir tels qu'ils ont été fait à l'époque.


La bibliothèque (Phra Mondop)

Plan N°11


La bibliothèque

La bibliothèque

La bibliothèque est l'un des rares bâtiments à avoir été construits dès le début. C'est un très joli petit bâtiment carré entouré de fines colonnes. Particulièrement haut, il a pour caractéristique d'être tout en or (ou du moins, de couleur doré). Son toit est en forme de stupa, c'est-à-dire qu'il part en pointe, par étage, et se termine en flèche.

Son nom habituel est « Phra Mondop ». Construit par Râma Ier dans un style Thaï de l'époque d'Ayutthaya, ses portes sont décorées de nacre représentant des signes Tripitaka, un terme générique pour désigner l'écriture bouddhique, ainsi que des êtres monstrueux mi hommes-mi dragons à têtes de serpents. Les portes contiennent aussi des images des rois Chakris.

La bibliothèque fut restaurée très régulièrement. Le roi Râma IV la refit faire en 1856, puis Râma VI fit refaire le toit.


Phra Si Ratana Chedi

Plan N°12


Le Phra Si Ratana chedi

Le Phra Si Ratana chedi

Le Phra Si Ratana Chedi est un magnifique stupa situé à l'Ouest de la bibliothèque, sur la terrasse. Un chedi et un stupa sont la même chose, c'est juste une question d'appellation. C'est donc un monument funéraire ayant abrité, si l'on en croit la tradition, les reliques de Bouddha. Il fut construit par Râma IV au milieu du XIXe siècle.

Il subit un magnifique embellissement sous Râma V (1868-1910) qui fit faire la mosaïque dorée qui le décore (1882)


La maquette d'Angkor Vat

Plan N°13


La maquette d'Angkor Vat

La maquette d'Angkor Vat

Angkor Vat est le sanctuaire le plus sacré du Cambodge. Symbole de ce peuple rival, il fut la cible de Râma IV qui y voyait une façon de prouver la supériorité du peuple Thaï sur ses voisins, mais aussi sur le colonisateur français qui avait des vues sur ce territoire.

Râma IV donna donc un ordre fou : Envoyer ses soldats à Angkor Vat, prendre militairement le sanctuaire, le démonter, et le remonter en Thaïlande.

Les soldats furent envoyés sur place, mais ne purent pas exécuter l'ordre. Mis à part la complexité infernale de ce projet, ils furent peu à peu éliminés par les maladies mais surtout par les Cambodgiens qui luttèrent autant que possible pour se débarrasser des envahisseurs. Face à cet échec, Râma IV ordonna la construction d'une maquette en pierre, maquette qui fut construite au Nord de la bibliothèque, sur la terrasse. Parfaitement visible de nos jours, elle mesure dans les 5m de côté et est présentée sur un grand socle de pierre, pour ne pas être à ras du sol.


Monuments commémoratifs

Plan N°14 à 17

Tout autour de la bibliothèque se trouvent quatre petits bâtiments commémoratifs. Ils sont dédiés aux rois de la dynastie Chakri, la dynastie régnante. Celui au Nord-Ouest est dédié à Râma Ier, Râma II et Râma III. Au Sud-Est c'est celui de Râma IV et au Sud-Ouest celui de Râma V. Ils furent tout les trois construits en même temps, sous Râma V, mais le 4e emplacement est resté vide jusqu'en 1982.

C'est cette année-là qu'eurent lieu les travaux de rénovation du temple en vue du bicentenaire de Bangkok. On profita de l'occasion pour construire le 4e bâtiment commémoratif, il est dédié aux rois Râma VI, VII, VIII et IX.


Ho Phra Monthien Tham (Bibliothèque supplémentaire)

Plan N°18

Au Nord-Est du temple se trouve un grand bâtiment qui semble assez simple comparé aux autres, mais qui est quand même très beau. C'est le Ho Phra Monthien Tham, autrement dit la bibliothèque supplémentaire (ou auxiliaire) Elle a été construite par Râma Ier, mais subit un incendie dans ses premières années et dû être reconstruit rapidement, ce qui fut fait par son frère.

Le Ho Phra Monthien Tham abrite des textes bouddhistes, stockés dans de fines armoires. Les portes nacre de la salle ont été récupérées à Wat Borom Buddharam, dans l'ancienne capitale d'Ayutthaya.


Vihân Yod

Plan N°19

Le Vihân Yod est ce long bâtiment situé au Nord de la maquette d'Angkor Vat, sur un prolongement de la terrasse.

Il accueille le trône de pierre du roi Ram Khamhaeng.


Ho Phra Nak

Plan N°20

Le Ho Phra Nak a été construit par Rama Ier, mais pas immédiatement, il l'a fait quelques années après la construction du reste du temple. Son but était d'abriter l'image du Bouddha Phra Nak qui avait été sauvée d'Ayutthaya. Nak est un mot désignant un alliage d'or, d'argent et de cuivre en langue Thaï.

Le bâtiment a été remplacé sous Râma III par un autre, plus moderne, vers le milieu du XIXe siècle. Par la suite l'image du Bouddha a été mise dans le Vihân Yod, le bâtiment qui est sur la terrasse, au Nord de la bibliothèque, mais les Thaïlandais continuent de l'appeler Ho Phra Nak.

De nos jours il abrite les cendres des membres de la royauté, sauf celles des rois et des reines.


Huit prangs

Plan N°21


Les prangs

Les prangs

Un prangs est une tour de style khmer. Le temple du Bouddha d'émeraude accueille huit prangs sur à l'Est du complexe. Ils existaient déjà à la construction du temple et furent restaurés sous Râma III, vers le milieu du XIXe siècle.

Ils existent toujours, de nos jours.


Galeries

Plan N°22


Galeries

Galeries

La galerie est un des plus beaux éléments architecturaux du temple du Bouddha d'émeraude. C'est clairement un chef d'œuvre qui fut restauré à plusieurs occasions. Il faut distinguer la galerie elle-même des peintures qu'elle abrite.

La galerie est un bâtiment long, sans étage, qui serpente autour du complexe. Elle est ouverte sur le côté intérieur, donc accessible de partout, à tout moment, sauf pour quelques parties restrictives. La partie ouverte est équipée de piliers en bois pour soutenir le lourd toit de tuiles. L'ensemble forme une enceinte vraiment très réussie. Si elle fut construite dès le départ, elle n'était tout de même pas complète puisque les ailes Est et Ouest furent rajoutée sous Râma IV. En 1882, en vue des préparatifs du centenaire de la ville de Bangkok les galeries furent améliorées. Le roi fit rédiger des poèmes racontant l'histoire du Râmakien, textes qui furent placés sur les colonnes de la galerie pour expliquer ce qui est montré en image. Ces poèmes furent créés par le roi, des princes, des fonctionnaires et des bonzes.

Elle abrite une succession de peintures d'une grande finesse. Ces peintures racontent le Râmakien, c'est l'histoire de la Thaïlande. En clair, l'histoire de la Nation thaïlandaise, comment s'est construite et développée. C'est une histoire basée sur la Ramayana, l'histoire de l'Inde. A priori il y a des similitudes historiques entre ces récits traditionnels.

Ce qui marque le visiteur c'est la grande précision des dessins. Il y a vraiment une foule de détails qui impressionne.


Le Râmakayen

Le Râmakayen


Le Râmakayen

Le Râmakayen





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