Biographie de Jean-François Cail, industriel

FR EN ES



Jean-François Cail


Jean-François Cail

Jean-François Cail

Biographie

Jean-François Cail est l'un des 72 savants dont le nom est inscrit sur le premier étage de la tour Eiffel. Il est le 14e, sur la face tournée vers l'Est.


Jean-François Cail, industriel, est né à Chef-Boutonne (Deux-Sèvres), le 2 lévrier 1804. Il est mort aux Plants, près de Ruffëc (Charente), le 22 mai 1871. Fils d'un simple paysan, ayant reçu pour toute instruction quelques leçons du maître d'école de son village, Cail apprit l'état de chaudronnier et vint à Paris pour se perfectionner dans son métier manuel. Il entra comme ouvrier dans la maison de construction du chimiste Derosne, qui s'occupait de sucrerie et de distillation. Celui-ci fut frappé de la rare intelligence du jeune homme, de son activité, de son goût pour le travail, de sa hardiesse. Il l'engagea d'abord comme contremaître, puis comme chef de ses ateliers, et en 1824, il associa à sa maison le jeune Cail qui venait d'atteindre sa majorité. A partir de cette époque, l'usine Derosne et Cail commença à prendre une extension considérable, en s'occupant spécialement de toutes les nouveautés industrielles et en se consacrant à la construction des appareils à distiller les alcools, à fabriquer le sucre, des nouvelles presses monétaires de Tonnellier, des ponts métalliques, des locomotives, des locomobiles, des machines-outils.

Cail n'hésita pas à s'entourer des inventeurs, des savants, des ingénieurs les plus habiles, et à demander conseil aux Flachat, Seguin, Savalle, Perdonnet, Lamé, etc. Les ateliers de la maison étaient alors sur le quai de Billy, sur la rive droite de la Seine. En septembre 1805, un incendie les détruisit. Ils furent transportés sur la rive gauche, dans l'immense usine de Grenelle, qui a pris et gardé le nom d'Usine Cail. En 1810, Derosne était mort. Resté seul, Jean-François-Cail donna toute latitude à ses projets d'extension et il fonda successivement des succursales de sa maison à Douai, Valenciennes, Bruxelles; en même temps, il devenait le fournisseur du matériel de toutes les grandes usines qui se créaient à l'étranger, dans les deux mondes et aux colonies françaises.

En 1870, il n'hésita pas à mettre ses établissements au service du Gouvernement de la Défense nationale. Il fabriqua pendant plusieurs mois des canons, des wagons blindés, des mitrailleuses, des locomotives et des chaloupes canonnières. Le 18 mars 1871, il s'alita, épuisé par le travail et les émotions du siège de Paris. Le petit chaudronnier de 1815 était devenu vingt fois millionnaire, officier de la Légion d'honneur et avait fait preuve du plus pur patriotisme. Au moment de mourir, ayant conservé toutes ses facultés il dit à sa femme : "J'aurai travaillé jusqu'à la fin. Je ne le regrette pas. Ce serait à refaire je le recommencerais". Caractère distinctif de cette individualité savante : il refusa toujours de devenir membre d'une société agricole ou industrielle, ayant horreur des coteries. Il menait un monde à lui seul. Il se sentait foule. II ne voulait pas être partie.

La ville de Paris a donné son nom à une de ses rues, sur la rive droite de la Seine. Le portrait ci-dessus a été fait d'après un original, communiqué par sa veuve en 1880.



Voir aussi :

Toutes les biographies


La tour Eiffel



Copyright 2013 - 2019 - Toute reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur. Ce site Internet est un site privé, non officiel, issu du travail de compilation des oeuvres de différents auteurs. Sauf mention contraire, les photos sont libres de droit. Pour distinguer les illustrations libres de droit des autres, consultez la page : Sources documentaires. Autres sites Internet du même auteur dans d'autres domaines : Marguerite Duras, Les Pyrénées Orientales. Auteur du site : Voir crédits.