Biographie de Jean-Baptiste Bélanger, mathématicien

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Jean-Baptiste Bélanger


Jean-Baptiste Bélanger

Jean-Baptiste Bélanger

Biographie

Jean-Baptiste Bélanger est l'un des 72 savants dont le nom est inscrit sur le premier étage de la tour Eiffel. Il est le 7e, sur la face tournée vers le Nord.


Jean-Baptiste-Charles-Joseph Bélanger, mathématicien, est né à Valenciennes en 1790. Il est mort à Neuilly-sur-Seine en 1874, venant à peine d'être mis à la retraite comme professeur de mécanique à l'Ecole polytechnique, malgré son âge avancé. Il avait alors plus de 80 ans, mais il avait conservé toute sa vigueur physique et toute sa puissance intellectuelle. A sa sortie comme élève du grand établissement où il devait enseigner presque jusqu'à la fin de ses jours, il était entré dans le corps des ingénieurs des ponts et chaussées. Il avait quitté bientôt ce service pour remplir les fonctions d'inspecteur des études à l'Ecole centrale des arts et manufactures. Dans cette situation il avait pu trouver quelques loisirs et se consacrer à sa passion pour les mathématiques, qu'il a enrichies d'un nouveau procédé de calcul, approuvé et adopté par les géomètres du monde entier.

Bélanger a été non seulement un professeur éminent, vulgarisateur remarquable de la science acquise, mais encore un créateur et un initiateur. Il a composé des ouvrages restés classiques pour la plupart et qui ont instruit toutes les générations scientifiques du XIXe siècle. Voici les titres des principaux :

  • Essai sur la solution numérique de quelques problèmes (1828)
  • Géométrie analytique (1842)
  • Cours de mécanique (1847)
  • Théorie de la résistance et de la flexion plane des solides (1858)
  • De l’équivalent mécanique de la chaleur (1863)
  • Traité de cinématique (1864)
  • Traité de la dynamique d'un point matériel (1865)
  • Traité de la dynamique des systèmes matériels (1866)

Il faut mettre hors de pair, parmi tous ces ouvrages, son Cours de mécanique, qui contient la dynamique et la statique générale, dont les notions si claires et si précises ont donné l'élan à toutes les grandes constructions qu'on a élevées, depuis trente années, sur les voies ferrées de communications des deux mondes, aussi bien en Amérique qu'en Europe et qu'en Asie.

Bélanger s'était aussi occupé de la construction des chemins de fer. En 1843, il proposa un plan de la ligne à créer de Paris au Havre. Il fut trouvé trop audacieux par les ingénieurs auxquels il vint soumettre ses idées, et on les abandonna pour le moment. Peu d'années après on devait reprendre ce projet destiné à relier Paris avec Rouen et le Havre, pour faire de ces trois métropoles une suite ininterrompue de ports grandioses et constituant, comme la trilogie commerciale de la France sur la route terrestre et maritime qui conduit le plus directement de Paris à New-York. Ce rêve d'un mathématicien et d'un théoricien devait être réalisé par des constructeurs et des praticiens ayant foi dans les principes des sciences pures, mères de toutes les applications.

Il est utile de mentionner spécialement son important travail sur l'équivalent mécanique de la chaleur, publié en 1863. Entre le mouvement vibratoire, qui constitue le calorique et le mouvement de la dilatation moléculaire, qui augmente le volume du corps chauffe. La relation est directe et facile à définir. Elle se prête aisément à l'analyse mathématique, et c'est pour cela qu'elle a été pour les géomètres l'objet de calculs très étendus et très complets. Le mémoire de Bélanger est venu fournir une nouvelle assise mathématique solide aux idées fondamentales émises successivement sur cet important sujet par les travaux de Sadi Carnot, Joule, Mayer, Charles Combes, Resal, Verdet. Introduites dans la chimie et la physiologie, toutes ces idées modernes sur 1’équivalence de la chaleur dans travail n'ont point été stériles. Elles ont même donné, aux sciences physiques et naturelles, un élan énergique qui ne s'est point arrêté jusqu'à nos jours et qui produira certainement les plus merveilleux résultats. Le portrait placé dans cette page a été fait d'après un croquis pris en 1840, d'après nature par un de ses élèves à l'Ecole polytechnique.

Bélanger avait alors cinquante ans, mais d'après ce qu'a assuré un des professeurs dans ce célèbre établissement à cette époque, il paraissait à peine atteindre la quarantaine.



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