Biographie de Marie-François-Xavier Bichat, anatomiste et physiologiste

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Marie-François-Xavier Bichat


Marie-François-Xavier Bichat

Marie-François-Xavier Bichat

Biographie

Pierre Berthier est l'un des 72 savants dont le nom est inscrit sur le premier étage de la tour Eiffel. Il est le 14e, sur la face tournée vers l'Ouest.


Marie-François-Xavier Bichat, anatomiste et physiologiste, est né à Thoirette (Jura), le 11 novembre 1771; il est mort à Paris le 22 juillet 1S02, n’ayant pas atteint sa trentième année, après avoir fourni une carrière extraordinairement remplie. Génie puissant et fécond, il a transformé toutes les sciences médicales. Opérateur de premier ordre, il a renouvelé l'anatomie générale et fondé la biologie. Nommé médecin en chef de l'hôtel-Dieu à Paris, il se consacra à un labeur sans précédent.

En 1798, il fit de nombreuses tentatives dans le but de provoquer avec des armatures métalliques des contractions dans les muscles d'animaux récemment tués. Puis, pour établir, selon ses idées, que le cœur est toujours indépendant du cerveau, il s'appuya sur le galvanisme, afin de démontrer cette doctrine, qui avance sur son temps, que ce n'est point immédiatement par l'interruption de l'action cérébrale que le cœur cesse d'agir. Bichat a été le premier à soumettre le corps des suppliciés aux effets de l'électricité. En janvier 1798, il avait obtenu l'autorisation de poursuivre divers essais sur les cadavres de guillotinés qu'on lui livrait de trente à quarante minutes après l'exécution. Mais il n'obtint pas de résultats décisifs, surtout à cause de la pauvreté des moyens qu'il avait à sa disposition.

Toutes ces expériences ont été consignées dans son livre capital intitulé : Recherches sur la vie et la mort, publié dans le courant de l'année 1800. Cet ouvrage produisit une sensation considérable. Il est resté classique.

Pendant l'hiver de 1801, il ouvrit plus de six cents cadavres pour expérimenter des médicaments et pour étudier leur action sur les tissus. Tant de recherches dangereuses altérèrent bientôt sa santé. Il travaillait dans son amphithéâtre, le 2 juillet 1802, et s'absorbait dans l'examen de la putréfaction de la peau. Il fut pris d'une syncope, suivie d'une fièvre typhoïde et mourut en quatorze jours. Sa mort fut le signe d'un deuil général dans la science. Halle prononça publiquement son oraison funèbre et Corvisart écrivit à Bonaparte : "Bichat a succombé sur un champ de bataille qui compte pareillement plus d'une victime; personne en aussi peu d'années n'a fait autant de choses et aussi bien."

Le Premier Consul répondit en ordonnant l'érection d'une statue de Bichat à l'Hôtel-Dieu même. Bourg, ville où Bichat avait été élevé, lui en a dressé une seconde due à David d'Angers et inaugurée le 24 août 1843.

Plus tard ses amis et ses admirateurs lui en ont consacré une troisième, dans la cour de l'Ecole de médecine à Paris, le 16 juillet 1857. Elle est due aussi à David d'Angers. Le même artiste l'a représenté dans son magnifique fronton du Panthéon déposant ses ouvrages sur l'autel de la Patrie.

Une des rues de Paris, sur la rive droite de la Seine, porte le nom de Bichat. Il est à noter que Thoirette, qui a vu naître ce grand homme, ne possède aucun monument. Seule, une plaque commémorative, placée par les soins de la Société d'émulation du Jura, sur la façade de sa maison natale, qui appartient aujourd'hui à M. Ch Pinard, est chargée de rappeler aux visiteurs le savant qui à trente ans avait trouvé le moyen de révolutionner la science médicale. IL y a une anomalie dans ce fait que l'on dresse des statues à la mémoire des hommes illustres surtout ailleurs que dans l'endroit où ils ont vu le jour. Le souvenir, la vénération et enfin l'enseignement que ces monuments portent avec eux, s'attachent cependant bien mieux à la place vraie qu'ils devraient occuper. Autrement, ils ont le malheur, pour le peuple, de ne plus jouer que le rôle de décors.

C'est, pénétré justement de ces sentiments, que M. Ch. Pinard avait proposé, en janvier 1881, d'ouvrir une souscription destinée à l'érection d'un monument simple pour perpétuer à Thoirette la mémoire de Bichat et offert généreusement le terrain pour l'emplacement de ce monument et l'établissement d'un square. Il est regrettable que ce noble et équitable projet soit demeuré à l'état de lettre morte.

Le portrait de Bichat qui est reproduit ci-dessus a été pris sur une gravure exécutée en 1800, deux ans avant sa mort. Il le représente à l'âge de 29 ans.



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