Biographie de Jean-Victor Poncelet, géomètre

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Jean-Victor Poncelet


Jean-Victor Poncelet

Jean-Victor Poncelet

Biographie

Jean-Victor Poncelet est l'un des 72 savants dont le nom est inscrit sur le premier étage de la tour Eiffel. Il est le 4e, sur la face tournée vers le Nord.

Le général Jean-Victor Poncelet, géomètre français, est né à Metz le 1er juillet 1788. Il est mort à Paris le 22 décembre 1867. II accomplit rapidement ses études classiques, faisant deux années d une seule, pour s'adonner aux mathématiques, pour lesquelles il se sentait un penchant irrésistible. Admis en 1807 à l'Ecole polytechnique, dans les premiers rangs, il en sortit parmi les numéros moins élevés, s'étant trop spécialisé dans la branche qui faisait sa passion. Il passa par l'Ecole d'application de Metz et prit part à la campagne de Russie. Fait prisonnier à Saratoff, sur le Volga, il chercha dans le travail une distraction aux souffrances de la captivité et de l'isolement. Réduit à ses souvenirs du Lycée de Metz et des Ecoles militaires où il avait cultivé avec prédilection les ouvrages de Monge et de Carnot, privé de tout livre et de tout instrument, il commença par reprendre aux éléments ses études mathématiques.

Rentré en France en 1814, il jeta les bases des recherches originales qui l'ont illustré et publia, en 1822, l'ouvrage qui a été le principal fondement de sa renommée, c'est-à-dire le Traité des propriétés projectives des figures. Il publia successivement sa Théorie des centres des moyennes harmoniques et des polaires réciproques, son Analyse des transversales, sa Théorie des involutions multiples. Jusqu'en 1834, il resta à Metz, où il créa les cours de mécanique institués à l'Ecole d'application et à l'hôtel de ville. A cette époque, il fut appelé à Paris par son élection à l'Académie des Sciences, le 17 mars, pour remplacer Hachette dans la section de mécanique, et par sa nomination comme professeur dans la chaire de mécanique appliquée, créée exprès pour lui à la Faculté des Sciences. En 1848, il fut nommé général, par l'heureuse influence d'Arago. Il commanda l'Ecole polytechnique de cette année jusqu'à 1850 et fut élu représentant du peuple à l'Assemblée constituante. En 1830, il avait été conseiller général de la Moselle. Là se bornent ses titres politiques. Rentré dans la vie privée, il se consacra avec plus d ardeur que jamais aux sciences; non seulement Poncelet a été un géomètre original, mais il a été aussi un mécanicien remarquable. C'est à lui autant qu'à Coriolis qu'on doit la simplification supérieure apportée à renseignement de la mécanique rationnelle. Adversaire scientifique de Cauchy, Poncelet s'est proposé de donner à la géométrie les ailes dont l'algèbre était pourvue depuis longtemps avant lui, c'est-à-dire le moyen de reproduire par des constructions, les singularités des solutions algébriques embarrassées d'imaginaires. Doué d'une hardiesse, d'une originalité de conception extraordinaires, il fut un créateur, titre qu'il est plus rare et plus difficile de mériter qu'on ne pense, et porta dans tous les domaines sa sagacité et son merveilleux esprit d'analyse. C'est lui qui, en étudiant, le premier, les mouvements géométriques des corps, jeta les fondements de la science qu'Ampère constitua plus tard, et qui, sous le nom de cinématique, fait partie maintenant du programme d'enseignement classique. C'est à lui qu'est due la roue hydraulique qui a gardé son nom et qui est restée comme un modèle de machine, traduisant par la plus grande somme d'effet utile, la force motrice qu'elle reçoit. C'est encore lui qui a créé cette admirable théorie des polaires dont l'application à la géométrie a renouvelé la face de cette science, en remplaçant, par de rapides et lumineux raisonnements, les démonstrations pénibles et compliquées des anciennes méthodes.

Poncelet a légué à l'Académie des Sciences une somme de 25 000 francs pour récompenser annuellement l'auteur, français ou étranger, qui composerait le travail le plus important pour le progrès des mathématiques pures ou appliquées. Son éloge a été prononcé par M. Joseph Bertrand dans la séance publique du 27 décembre 1875. Tous les ouvrages de Poncelet ont été publiés par la maison Gauthier-Villars et fils. Son nom a été donné à une des rues de Paris, sur la rive droite de la Seine.

Le portrait a été fait sur un dessin exécuté d'après nature. C'est le croquis du projet de son buste qui est aujourd'hui au Palais de l'Institut de France et qui a été fait lorsque Poncelet n'était que commandant d'artillerie.



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