Biographie de François Perrier, scientifique, géographe et mathématicien

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François Perrier


François Perrier

François Perrier

Biographie

François Perrier est l'un des 72 savants dont le nom est inscrit sur le premier étage de la tour Eiffel. Il est le 17e, sur la face tournée vers l'Est.

Le général François Perrier, géographe et mathématicien, membre de l'Académie des Sciences à partir du 5 janvier 1880, en remplacement de M. de Tessan, dans la section de géographie et de navigation, est né le 18 avril 1833, à Valleraugue (Gard), où ses compatriotes ont élevé un monument à sa mémoire. Il est mort à Montpellier le 19 février 1888. Directeur du service géographique au ministère de la guerre, il était considéré, à juste titre, comme le restaurateur de la géodésie française et son représentant le plus éminent à l'étranger. II avait fait ses études classiques au Lycée de Nimes, puis ses études supérieures au Collège Sainte-Barbe, où il fut l'élève de Barral, en même temps que M. Eiffel. Il entra à l'Ecole polytechnique en 1853, pour en sortir officier d'état-major. Lieutenant en 1857, il était capitaine en 1860, chef d'escadron en 1874, lieutenant- colonel en 1879 et général de brigade en 1887.

Parmi les travaux les plus importants du général Perrier, il faut citer la belle opération géodésique qui unit l'Espagne à l'Algérie, par dessus la Méditerranée, en faisant passer par la France un arc du méridien s'étendant du Nord de l'Angleterre jusqu'au Sahara, c'est-à-dire un arc qui excède en étendue les plus grands arcs mesurés jusqu'alors.

La réussite de cette opération fut complète. Elle frappa justement tous les esprits et rendit le nom de Perrier populaire. Ce succès remarquable avait été préparé par de longs travaux sur la triangulation, le nivellement de la Corse et son rattachement au continent; sur les belles opérations exécutées en Algérie qui ont demandé quinze années d'efforts et qui ont conduit à la mesure d'un arc de parallèle de près de 10 degrés d'étendue, offrant un intérêt tout particulier pour l'étude de la terre; sur la révision de la méridienne de France, inaugurée par Borda, Delambre et Méchain en 1792 et poursuivie par Arago et Biot en 1806. Le général Perrier sut habilement utiliser, pour ce grand travail, tous les progrès réalisés depuis le commencement du siècle dans la construction des instruments et dans les méthodes d'observation et de calcul.

Les mérites du général Perrier, comme savant militaire, avaient fixé d'une manière toute particulière l'attention du département de la guerre et celle du général Boulanger, qui, alors ministre, avec un grand sens patriotique, avait agrandi son poste de directeur de la géographie de l'armée, en lui donnant une importance considérable par la réunion de la géodésie, de la topographie et de la cartographie, toutes sciences qui, bien étudiées en temps de paix, préparent la victoire pour les temps de guerre.

Il faut ajouter qu'en 1882, le général Perrier avait reçu la mission d'aller assister en Floride, dans le Sud-Est des Etats-Unis, au passage de la planète Vénus. Grâce à son activité et à son habileté, ses observations eurent un succès complet et ont servi au progrès astronomique.

Le portrait ci-dessus représente François Perrier en costume de général de brigade, au début de l'année 1887, époque à laquelle il venait d'être promu à ce grade. Ainsi que pour le général Morin, les services militaires du général Perrier sont surtout des services scientifiques. Il n'en est pas moins grand à cause de cela.



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