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Provinces d'Uttar Pradesh et d'Uttaranchal


L'Uttar Pradesh est le coeur historique, spirituel et politique de l'Inde du Nord. Historique car les grands empires ont toujours installé leurs capitales dans cette région, spirituel car on y trouve de nombreuses villes saintes de l'hindouisme et du bouddhisme et politique car la plupart des hommes politiques indiens y sont nés. L'Uttar Pradesh est l'état indien le plus peuplé (166 millions d'habitants). Sa capitale est Lucknow et la langue officielle est l'hindi. Le Gange, épine dorsale de l'Uttar Pradesh, coule du nord au sud le long d'une plaine fertile souvent dramatiquement inondée pendant la mousson.

Cet état est le grenier de l'Inde puisqu'il produit par exemple 19% des céréales du pays et il est le plus grand producteur de lait et de sucre. S'il est très développé d'un point de vue agricole, l'Uttar Pradesh manque singulièrement de ressources énergétiques pour son industrie.

Situé au nord de l'Uttar Pradesh, l'Uttaranchal fut créé en novembre 2000 après plusieurs décennies de revendications. Abritant 9 millions d'habitants, sa capitale est Dehra Dun.


Histoire

L'histoire de cette région remonte à plus de 2000 ans. Au IVe siècle avant J.-C. le bouddhisme et le jaïnisme y firent leur apparition. À la même époque le roi Ashoka annexa la région pour en faire le centre du royaume Maurya. Au IVe siècle après J.-C., l'Uttar Pradesh fut contrôlé par Chandragupta avant d'être divisé en plusieurs petits royaumes. En 1206 le sultanat de Delhi fut créé et l'Uttar Pradesh en faisait naturellement partie. L'ensemble fut intégré à l'empire moghol au XVIe siècle. Delhi, Agra et Fatehpur Sikri furent tour à tour capitale du royaume. Après le déclin des moghols, les nawabs d'Avadh (Lucknow) contrôlèrent la région avec d'être déposés par les anglais juste avant la révolte des cipayes en 1857.

La province fut officiellement baptisée Uttar Pradesh (État du Nord) à l'indépendance en 1947. En novembre 2000 le nord de l'état est amputé pour entériner la création de l'Uttaranchal.


Carte de l'Uttar Pradesh et de l'Uttaranchal

Carte de l'Uttar Pradesh et Uttaranchal

Carte de l'Uttar Pradesh et Uttaranchal


Lucknow

Anciennement appelée Oudh, ou Avash, Lucknow est aujourd'hui la capitale de l'état de l'Uttar Pradesh. Sa fondation remonte au XIIIe siècle avec la construction d'un fort qui sera disputé par les puissances locales jusqu'à son annexion par l'empereur moghol Akbar. En 1724 Muhammad Shah nomma le nabab Burhan-ul-Mulk gouverneur de la ville. Il fut le premier nabab d'une dynastie qui ne prit fin qu'en 1856 avec l'arrivée des anglais.

En 1857 les cipayes de l'armées anglaise se révoltèrent. Les colons anglais et les troupes se réfugièrent à l'intérieur de la Résidence. Le siège dura 87 jours et fit plusieurs centaines de morts parmi les assiégés.

Lucknow est connue pour sa cuisine, réminiscence de la présence moghole. Un grand festival de cerfs-volants et un célèbre festival de musique et de danses classiques indiennes se tiennent dans la ville tous les ans. D'un point de vue touristique Lucknow offre peu d'attraits et est fortement polluée.

Le Bara Imambara

Construit en 1784 par le quatrième nabab, Asaf-ud-Daula, le Bara Imambara est le plus célèbre monument de Lucknow. (Un Imambara désigne le tombeau d'un homme saint musulman). Sa construction débuta lors d'une famine, le nabab ayant promis de la nourriture en échange des travaux. La salle principale mesure 50 mètres de long sur 15 de large sans aucun pilier pour soutenir son toit. Au premier étage se trouve un labyrinthe, le Bhool Bhullaiyya.

Près du bâtiment principal se trouve un baoli (un puits) relié à la rivière par des tunnels dans lesquels, selon la légende, on aurait découvert de fabuleux trésors. Au sein du même complexe se dressent : la Rumi Darwaza (photo), ou Porte Turque, soi-disant réplique d'une porte d'Istanbul; la Tour de l'Horloge haute de 67 mètres érigée en 1880 par les anglais; et une mosquée et ses deux minarets.

Le Bara Imambara

Le Bara Imambara


Le Hussainabad Imambara

Construit en 1837 par Mohammed Ali Shah pour lui servir de mausolée, ce bâtiment est aussi appelé Chota Imambara, ou Palais des Lumières en raison des chandeliers allumés pendant la fête de Muharram. L'entrée est surmontée d'un dôme doré et la cour dispose d'un bassin surélevé autour duquel on trouve deux imitations du Taj Mahal.

Le Hussainabad Imambara

Le Hussainabad Imambara


La résidence

Ce nom fut simplement donné à la résidence mise à la disposition du gouverneur anglais après sa construction en 1800. La Résidence fut le théâtre d'un siège qui dura 87 jours pendant la révolte des cipayes en 1857. 3000 anglais y trouvèrent refuge mais seuls 1000 survécurent avant l'arrivée des renforts. Les murs ont été laissé en l'état et portent encore les stigmates de la bataille. À l'intérieur se trouve un musée.

La résidence

La résidence


L'école la Martinière

Cet ancien palais était la résidence du général français Claude Martin. Il avait été emprisonné par les anglais à Pondichéry avant d'être nommé par l'East India Compagny pour aller combattre les troupes de Mysore. Il s'installa à Lucknow pour négocier une alliance avec le nabab. Il dessina lui-même sa résidence, improbable mélange d'architecture européenne et indo-musulmane. Martin y mourut en 1800. Aujourd'hui, et conformément aux dernières volontés du français, le bâtiment est une école privée.

L'école la Martinière

L'école la Martinière


Agra

Construite au bord du Golfe du Bengale, Mamallapuram (anciennement Mahabalipuram) fut la grande ville portuaire des Pallava (V-VIIIe). Elle tire d'ailleurs son nom d'un des rois Pallava, Mamalla. Comparé aux grandes villes, Mamallapuram ressemble à un village (14 000 habitants). La ville s'étend entre sa plage et un promontoire rocheux sur lequel ont été construits de nombreux petits temples.

Le calme, la richesse culturelle du site et la proximité de la plage font de Mamallapuram une étape plaisante et reposante. Les artisans locaux sont essentiellement des sculpteurs et ont fait la renommée de la ville en la matière.

Le Taj Mahal

Symbole touristique de l'Inde, classé au patrimoine mondial de l'humanité, le Taj Mahal n'usurpe pas son statut de merveille du monde.

La construction de ce chef-d'oeuvre de marbre est due à l'empereur moghol Shah Jahan qui le fit bâtir après la mort en couche de son épouse Mumtaz Mahal en 1630. Les travaux durèrent 17 ans, de 1632 à 1648 et mobilisèrent 20000 artisans. On raconte que les meilleurs d'entre eux eurent les mains coupées pour les empêcher de reproduire un tel chef-d'œuvre Ils utilisèrent du marbre blanc, du grès rouge, du cristal, des pierres précieuses et semi-précieuses.

Le site possède trois entrées, une au sud, une à l'est et une à l'ouest. La grande porte de grès rouge (30 mètres de haut) qui se trouve au Sud servait d'entrée principale. Elle est ornée de versets du Coran en arabe. Aujourd'hui c'est une sortie, l'entrée se faisant par une petite porte sur la droite. Entre la porte et le Taj lui-même se trouvent des jardins ornementaux de style moghol divisés par des canaux. Un petit musée a été construit à l'ouest des jardins. On peut y voir les plans originaux des architectes et une explication de la construction.

Le Taj Mahal s'élève sur une plate-forme aux coins de laquelle se dressent quatre minarets de 41,6 mètres de haut (leur rôle est purement décoratif). Le dôme principal mesure 44,4 mètres de haut et est entouré de quatre petites coupoles. L'intérieur du mausolée se compose d'une haute salle centrale, d'une crypte souterraine et de quatre salles octogonales dans les coins destinées à l'origine à recevoir les tombeaux des autres membres de la famille. Au centre se trouvent les cénotaphes de Mumtaz Mahal et Shah Jahan. Ils sont délicatement incrustés de pierres semi-précieuses. Celui de l'empereur est plus grand que celui de son épouse sur lequel ont été gravées des inscriptions en persan. Des panneaux de marbre ajourés les entourent.

De chaque côté du Taj Mahal, deux bâtiments jumeaux de grès rouge ont été élevés. Celui qui se trouve à l'ouest est une mosquée, celui de l'est n'étant là que pour assurer la symétrie de l'ensemble et n'a pas d'utilité religieuse.

Le Taj Mahal

Le Taj Mahal

Le Taj Mahal

Le Taj Mahal

Le Taj Mahal

Le Taj Mahal

Le Taj Mahal

Le Taj Mahal


Le fort rouge d'Agra

Cet imposant fort de grès rouge fut construit entre 1565 et 1573 par l'empereur moghol Akbar. Il fut la résidence de trois souverains : Akbar, Shah Jahan et Aurangzeb. C'est dans ce fort que Aurangzeb enferma son père Shah Jahan après l'avoir renversé. Les murs d'enceinte mesurent 2,5 km de long pour une vingtaine de mètres de haut. On pénètre dans le fort par l'Amar Singh, seul point d'accès ouvert au public. À l'intérieur plusieurs édifices méritent une visite :

  • Le palais de Jahangir : C'est la plus résidence du fort. Il fut construit par Akbar pour son fils Jahangir. À partir de ce moment là, le fort n'est plus seulement une place militaire mais aussi un lieu de résidence. L'architecture est surtout de style hindou, le style moghol s'affirmera plus tard sous Shah Jahan.
  • Le Diwan-i-Khas : C'est le pavillon des audiences privées construit par Shah Jahan en 1636. L'empereur y recevait les hauts dignitaires étrangers. Le célèbre trône du Paon se trouvait à cet endroit avant d'être transporté à Delhi par Aurangzeb.
  • Le Diwan-i-Am : C'est le pavillon des audiences publiques construit par Shah Jahan en 1628. Trois rangées de piliers supportent le toit plat. C'est ici que l'empereur écoutait les doléances du peuple entouré de rideaux et tapis de soie. Une porte mène au "bazar des dames" qui doit son nom aux marchands qui venaient présenter leurs marchandises aux femmes de la noblesse.
  • La Mussaman Burj : Il s'agit d'une tour octogonale de deux étages dans laquelle Shah Jahan fut enfermé jusqu'à sa mort. De là il avait une vue sur le Taj Mahal.
  • La Moti Masjid : C'est la mosquée privée des empereurs moghols construite entre 1646 et 1653 par Shah Jahan. Une inscription en persan à l'intérieur la compare à une perle parfaite. Un joli bassin d'ablutions se trouve au centre de la cour.
Le fort rouge d'Agra

Le fort rouge d'Agra


L'Itimad-Ud-Daulah

Il s'agit du tombeau de Mirza Ghiyas Beg, beau-père de l'empereur Jahangir. Sa construction débuta en 1622 pour s'achever en 1628. Son architecture rappelle celle du Taj Mahal. Il fut d'ailleurs le premier bâtiment de ce type construit en marbre et c'est ici que les artisans mirent au point la technique d'incrustation des pierres précieuses dans le marbre largement utilisée pour le Taj.

L'Itimad-Ud-Daulah

L'Itimad-Ud-Daulah


Fatehpur-Sikri

En 1568 l'empereur moghol Akbar se rendit dans le petit village de Sikri pour aller voir un homme saint musulman du nom de Salim Chisti. Akbar désespérait d'avoir un héritier mâle. Le saint lui prédit la naissance d'un fils si son épouse venait s'installer dans le village. La prédiction se réalisa en 1569. Akbar décida alors de bâtir une cité et d'en faire sa capitale. Elle fut baptisée Fatehpur Sikri (Cité de la Victoire) après la conquête du Gujarat par les troupes mogholes. En 1585 Akbar abandonna pourtant les lieux et n'y revint jamais. La cité se vida totalement pour devenir une ville fantôme. Reste les superbes monuments de grès rouge de style moghol.

La Jama Masjid

Cette mosquée construite en 1571 serait la copie de celle de la Mecque. Elle mesure 168 mètres sur 144 et dispose d'une grande cour intérieure. L'entrée principale se fait par une porte de 54 mètres de haut, la Buland Darwaza, érigée après la victoire d'Akbar sur le Gujarat. L'autre entrée, la Shahi Darwaza, était celle empruntée par le roi.

À l'intérieur se trouve le tombeau de marbre du saint Salim Chisti. Il est surplombé par un dôme. La tombe elle-même est entourée de panneaux en marbre délicatement ajourés. Aujourd'hui encore les femmes désirant avoir un enfant viennent ici prier le saint.

La Jama Masjid

La Jama Masjid

La Jama Masjid

La Jama Masjid


Le Diwan-I-Khas

Ce pavillon est aussi appelé Maison des Bijoux. Il s'élève sur deux niveaux mais l'intérieur n'est composé que d'une seule pièce au centre de laquelle se trouve un gros pilier de 2 mètres de haut soutenant un trône duquel partent quatre ponts de pierres reliant les coins de la pièce. On ne sait pas très quelle interprétation donner à cette structure.

Le Diwan-I-Khas

Le Diwan-I-Khas


Le Panch Mahal

Plus petite construction du complexe, le Panch Mahal est un palais de quatre étages dont la taille diminue plus on monte. Le rez-de-chaussée mesure 22 mètres sur 18. Le dernier étage est occupé par un kiosque. Le bâtiment est soutenu par 185 colonnes au total dont 84 au rez-de-chaussée toutes différentes. Le Panch Mahal servait d'appartements aux femmes de la famille royale.

Le Panch Mahal

Le Panch Mahal


Le Diwan-I-Am

C'est le pavillon des audiences publiques où le souverain prenait le temps d'écouter les plaintes de ses sujets. Juste à côté se trouve une cour pavée, la Pachisi, dans laquelle l'empereur jouait au chaubar, sorte de jeu d'échecs dont les pions étaient des femmes esclaves.


Le palais de Jodh Bai

Ce palais de style hindo-musulman doit son nom à la mère de Jahangir, fils d'Akbar. Il se trouve à l'endroit qui constituait autrefois l'entrée de la cité. Il dispose d'un Hawa Mahal (Palais des Vents) qui est un mur percé d'une multitude de fenêtre en claires-voies permettant aux femmes de regarder à l'extérieur sans être vues. Le palais jouxte la demeure "de l'épouse chrétienne" appelé ainsi car elle servait de résidence à l'épouse chrétienne d'Akbar. Du temps de la splendeur de Fatehpur Sikri ce bâtiment était entièrement doré.


Le Ankh Michauli

Ce bâtiment servait à l'empereur pour jouer à cache-cache avec les femmes du harem ! Plus sérieusement certains historiens pensent qu'il servait de dépôt pour le trésor d'Akbar.


Mathura et Vrindavan

Mathura est un grand centre de pèlerinage hindou car c'est ici que serait né Krishna. La ville est connue depuis l'antiquité puisque Ptolémée la cite au IIe siècle sous le nom de Madoura (Cité des Dieux). Sous Ashoka, les monastères bouddhistes étaient nombreux mais ils disparurent petit à petit face à l'hindouisme. En 1017 Mahmud de Ghazni pilla la ville et détruisit les temples hindous et bouddhistes. Elle fut de nouveau mise à sac par Aurangzeb puis par Ahmad Shah Durrani en 1757. Aujourd'hui il reste peu d'anciennes structures hindoues.

Vrindavan est la ville voisine de Mathura. Krishna y aurait grandi en compagnie des gopis (les vachères). La ville possède de très nombreux temples et comme Mathura elle attire de nombreux pèlerins.

A Mathura

Le Sri Krishna Janmabhoomi

Sur ce site s'élève le temple de Kesava Deo construit autour d'une petite pièce dans laquelle serait né Krishna il y a 3500 ans. D'après la légende, le roi Kansa avait enfermé sa soeur et son mari craignant une prophétie selon laquelle leur fils provoquerait sa mort. Prophétie qui ne manqua pas de se réaliser. Aujourd'hui des milliers de pèlerins. se pressent dans ce temple.

Sur le même site se trouve la mosquée d'Aurangzeb. Cette proximité entre hindous et musulmans fait que le lieu est très surveillé surtout depuis les affrontements intercommunautaires d'Ayodhya.


Le temple de Dwarkadheesh

C'est le plus grand temple de Mathura. Il fut construit en 1814 par Seth Gokuldass et dédié à Krishna. On y trouve de magnifiques sculptures et peintures. Une grande activité y règne durant les fêtes hindoues de Holi et Janmashtami.


La Sati Burj

Construite au bord de la rivière Yamuna, cette tour de quatre étages fut érigée par le fils de Bihari Mal de Jaipur après le sati de sa mère (immolation rituelle sur le bûcher de son époux). Les derniers étages ne sont pas d'origine car Aurangzeb les avait détruits.


Les Gaths

Les ghats sont les escaliers qui plongent dans la rivière et qui servent aux bains rituels des hindous. Le plus important est le Vishram Ghat car c'est à cet endroit que Krishna se reposa après avoir tué le roi Kansa. Tous les soirs les fidèles mettent à l'eau des petites lampes à huile emportées par le courant.


A Vrindavan


Le temple de Radha Madana-Mohana

Ce temple fut fondé par Srila Sanatana Gosvami à l'époque où Vrindavan n'était qu'une forêt. C'est le plus vieux temple de la ville. L'effigie de la divinité fut emportée au Rajasthan pour la sauvegarder des attaques fanatiques de l'empereur moghol Aurangzeb.


Le temple de Jaipur

Il fut inauguré par le maharaja de Jaipur, Sawai Madhav, en 1917 après 30 ans de travaux. Le maharaja finança les travaux du temple mais aussi de la ligne de chemin de fer qui servit à apporter les matériaux de construction jusqu'à Vrindavan. Les gros piliers qui soutiennent le toit sont monolithiques.


Le Ghat de Kesi

C'est à cet endroit que Krishna aurait tué le démon Kesi apparu sous la forme d'un cheval. Krishna aurait ensuite pris un bain purificateur dans la rivière.


Le temple de Rangaji

Ce temple fut construit en 1851 par la famille Seth et dédié à Rangaji. Ce nom désigne la forme de Krishna couchée sur le serpent Sesa Naga. Ce temple possède un gopuram à l'image des temples du sud de l'Inde et est entouré de hauts murs. Un pilier recouvert d'or se dresse dans le saint des saints.


Allahabad

La ville se trouve au confluent de deux fleuves sacrés de l'hindouisme : la Yamuna et le Gange. La mythique rivière Saraswati les rejoindrait ici aussi. Allahabad est l'un des grands centres de pèlerinage de l'Inde. Tous les 12 ans le Kumbh Mela se tient ici (voir la ville de Nasik pour une explication du Kumbh Mela). Le dernier Kumbh Mela de Allahabad a eu lieu début 2001. Allahabad est référencée dans de nombreux textes anciens, elle s'appelait alors Prayag. Brahma, créateur de l'Univers, y aurait pratiqué un sacrifice rituel. Des recherches archéologiques ont prouvé la présence d'une ville organisée en 1100 avant J.-C. Des voyageurs chinois en firent la description au VIIe siècle. En 1193 elle fut annexée au sultanat de Delhi. En 1584 elle fut rebaptisée Allahabad (Demeure de Allah) par l'empereur moghol Akbar.

Les britanniques en firent leur quartier général pour les provinces du Nord-Ouest. C'est ici, en 1858, après la révolte des cipayes, que la Compagnie des Indes céda le pouvoir à la Couronne britannique. Allahabad est célèbre pour son université surnommée "l'Oxford de l'Orient".

Le Sangam

C'est l'endroit où la Yamuna, le Gange et la mythique Saraswati se rejoignent. Tous les ans, en janvier-février, un pèlerinage (le Magh Mela) a lieu sur les rives. Le plus important de tous (le Kumbh Mela) revient tous les douze ans. Ce dernier rassemble plusieurs millions de personnes en quelques semaines. Se baigner ici permet de se purifier de tous ses péchés et immerger les cendres d'un défunt lui permettra d'atteindre la moshka, c'est-à-dire la libération du cycle des réincarnations.

Le Sangam

Le Sangam


Le fort

C'est l'un des plus grands forts construits par le moghol Akbar. Construit près du Sangam en 1583, il possède d'épais murs et trois portes flanquées de hautes tours. Le fort passa successivement entre les mains des moghols, des marathes, des pathans et des britanniques. Il est aujourd'hui propriété de l'armée et en grande partie inaccessible au public. Les visiteurs peuvent voir le temple souterrain de Patalpuri où se trouve l'arbre immortel (l'Akshaiveta) et le temple de Hanuman dans lequel le dieu-singe est représenté couché. À l'intérieur de l'enceinte réservée se trouve une colonne d'Ashoka de 11 mètres de haut datée de 232 avant J.-C.

Le fort

Le fort


L'Anand Bhawan

Cette bâtisse fut autrefois la demeure la famille Nehru. En 1970 Indira Gandhi en fit don au gouvernement indien qui la transforma en musée. On peut y voir quantité d'objets ayant appartenu à la famille et les pièces où vécurent certains des personnages les plus importants de l'histoire moderne de l'Inde. Une exposition photographique permanente dans le magnifique jardin retrace la vie et l'oeuvre politique de Jawaharlal Nehru.

L'Anand Bhawan

L'Anand Bhawan


Le Khusru Bagh

Il s'agit du mausolée du prince Kushru. Celui-ci était le fils de l'empereur moghol Jehangir. Il se révolta contre son père et fut exécuter par son frère Shah Jahan. À côté se dresse le tombeau vide prévu pour sa sœur et le tombeau de sa mère.

Le Khusru Bagh

Le Khusru Bagh


Varanasi

Varanasi (anciennement Bénarès) est l'une des sept villes saintes de l'hindouisme. Se baigner dans le Gange à Varanasi est censé purifier de tous les péchés et se faire incinérer sur les ghats permet de se libérer du cycle des réincarnations.

Son nom actuel vient de deux rivières, la Varuna et l'Assi. Par le passé la ville s'est appelée Kashi et Bénarès. Son nom est mentionné dans des textes sacrés hindous et bouddhistes et elle se trouvait sur le trajet des voyageurs venus d'Asie Centrale et de Chine. Elle serait l'une des plus vieilles villes du monde. Elle dégage une atmosphère tout à fait particulière tellement la vie et la mort se côtoient à chaque coin de rues. Aujourd'hui la ville est aussi connue pour sa soie et ses saris.

Le temple de Vishwanath

On ne connaît pas exactement la date de construction de ce temple dédié à Shiva (Vishveswara) mais il a au moins 1300 ans puisqu'il est cité par le moine chinois Huien Tsang au 7ème siècle. Le temple fut détruit et reconstruit plusieurs fois notamment par le moghol Aurangzeb. La structure actuelle fut érigée en 1777 par Ahilya Bai Holkar d'Indore. En 1835 le maharaja Ranjit Singh fournit les 800 kilos d'or qui recouvrent aujourd'hui son dôme de 15,5 mètres de haut, ce qui lui vaut le surnom de "temple d'or." Non loin du temple se trouve le puits Gyan Kupor dont l'eau est censée conduire à un niveau de conscience supérieure.

Le temple de Vishwanath

Le temple de Vishwanath


Les Gaths

Les ghats sont les marches qui plongent dans le fleuve et qui servent aux bains rituels des hindous. Certains ghats sont réservés à la crémation des morts. Il y a une centaine de ghats le long du Gange. Les pèlerins accomplissent le Panchatirthi Yatra qui consiste à aller se baigner dans cinq ghats dans un ordre bien précis. Ces ghats sont l'Assi Ghat, le Dashaswamegh Ghat, le Manikarnika Ghat, le Panchganga Ghat et le Adi Kesava Ghat. De nombreux ghats méritent une visite. L'accès est généralement permis aux non hindous mais soyez le plus discret possible si vous prenez des photos des fidèles.

Assi Ghat : C'est le ghat le plus au sud de la ville, il se trouve à la confluence du Gange et de l'Asi ce qui lu confère son caractère sacré.

Dasaswamedh Ghat : C'est l'un des principaux ghats de Varanasi. Brahma y aurait sacrifié 10 chevaux (dasa-asva-medha) afin de permettre la venue de Shiva dans la ville. Plusieurs temples se trouvent en haut du ghat.

Manikarnika Ghat : Sans doute l'un des plus anciens ghats de crémation de la ville. C'est ici que la plupart des morts sont brûlés. En haut des marches se trouve le puits de Manikarnika. Il tire son caractère sacré d'après une légende selon laquelle Shiva (ou Parvati) aurait laissé tomber un anneau à cet endroit. Il aurait alors creusé un trou pour la récupérer. Non loin de ce puits se trouve une dalle sur laquelle Vishnu aurait laissé ses empreintes de pieds.

Panchganga Ghat : Il serait construit au point de confluence de cinq rivières : le Gange, la Yamuna, la Saraswati, la Kirna et la Dhupapapa mais seul le Gange existe réellement à cet endroit. Des nombreuses fêtes ont lieu à cet endroit durant l'année. Les fidèles allument des lampes à huile qu'ils posent sur une grosse colonne.

Adi Kesava Ghat : Situé à la confluence de la Varuna et du Gange, ce ghat serait le plus ancien de la ville. C'est ici que Vishnu aurait posé le pied pour le première fois à Varanasi.

Lalita Ghat : Construit par le roi du Népal Virendra après sa visite dans la ville. Il construisit aussi un temple népalais en haut des marches, réplique du temple de Pashupatinath à Katmandou

Man Mandir Ghat : Ce ghat fut construit par le maharaja de Jaipur Savai Man Singh en 1600. En haut se trouve un observatoire astronomique bâti en 1710 par Savai Jai Singh II. Les pèlerins viennent prier devant le lingam du Someshwara, réplique du jyothirlingam (lingam naturel) de Somnath au Gujarat.

Bhonsala Ghat : Construit en 1780 par le roi marathe Bhonsala. On y trouve le temple de Lakshmi et un palais. Près du palais se trouvent les sanctuaires de Yameswara et Yamaditya.

Chauki Ghat : Ce ghat est connu pour son arbre sacré sous lequel se trouvent des statues de serpents. Non loin se trouve le sanctuaire de Rukmangeswara.

Gai Ghat : Au XIIe siècle il marquait la limite sud de Varanasi. En haut des marche se trouve une effigie en pierre d'une vache (gai).

Jain Ghat : Il doit son nom aux deux temples jaïnas qui se trouvent au sommet.

Kedar Ghat : Construit par le maharaja de Vijayanagar et dédié à Shiva. Non loin se trouve le Gauri Kund (puits) dont l'eau aurait des propriétés curatives. C'est le lieu de rassemblement des pèlerins bengalis et du sud de l'Inde.

Mansarovar Ghat : Construit par le Raja Man Singh et baptisé d'après le lac Mansarovar situé au pied du Mont Kailash, demeure légendaire de Shiva.

Tulsi Ghat : Nommé à la mémoire du poète Tulsi Das qui écrivit le Ramcharitmanas au 16è siècle. De nombreuses fêtes religieuses se déroulent à cet endroit.

Les Gaths

Les Gaths

Les Gaths

Les Gaths

Les Gaths

Les Gaths

Les Gaths

Les Gaths


Le temple de Durga

Le temple de Durga fut construit au 18ème siècle dans le style Nagara. Il est surnommé le temple aux singes en raison de la présence de ces animaux. Des chèvres sont souvent sacrifiées en offrande à la déesse. Les non-hindous peuvent entrer dans la cour mais pas dans le saint des saints.


Le temple de Tulsi Manas

Ce temple de marbre est dédié à Rama. Il fut construit en 1964 à l'endroit où le poète Tulsi as écrivit le Ramcharitmanas. Les murs portent des versets du poème.


Le temple de Bharat Mata

Il fut inauguré en 1936 par le Mahatma Gandhi et dédié à la Mère Inde. Il renferme une carte de l'Inde réalisée en marbre qui serait à l'échelle, aussi bien horizontalement que verticalement.


L'Université hindoue

C'est la plus grande et la plus vieille université de l'Inde du Nord. Elle fut créée en 1917 par Madan Mohan Malaviya. L'université abrite le musée Bharat Kala Bhavan qui renferme de très belles collections de sculptures, peintures, manuscrits, etc... notamment de l'époque Maurya. Elle abrite aussi le nouveau temple de Vishwanath financé par la famille Birla et ouvert à tous, sans distinction de caste et de religion.


Ayodhya

Ayodhya est l'une des sept villes saintes de l'hindouisme car elle est la ville natale de Rama, le héros du Ramayana. Dans l'Atharvaveda on peut lire que "Ayodhya fut construite par les dieux." De nombreux sanctuaires de toutes les religions parsèment la ville. Le bouddhisme, le jaïnisme et l'islam ont prospéré à Ayodhya à différentes époques. Malheureusement, en 1992, l'équilibre fut rompu par les fondamentalistes hindous qui détruisirent une mosquée bâtie sur l'emplacement présumé du lieu de naissance de Rama. Cette destruction provoqua une vague de violence dans le pays accompagnée d'attentats terroristes. Ayodhya est toujours sous haute surveillance.

Le Ram Janam Bhumi

Ce petit sanctuaire hindou fut construit après la destruction de la mosquée Babri Masjid le 6 décembre 1992. La mosquée avait été érigée par les moghols au 15ème siècle sur l'emplacement présumé du lieu de naissance de Rama. Les nationalistes hindous se servirent se prétexte pour revendiquer la disparition de la mosquée. Le gouvernement fédéral promit de rebâtir une mosquée et un temple hindou mais depuis, c'est le statu quo. Hormis son histoire, le sanctuaire actuel n'a rien d'extraordinaire. Si vous décidez d'y aller vous serez fouillés et vous ne pourrez rien photographier.


Le Hanumangadhi

Situé au centre de la ville, ce temple fut construit par le roi Vikramaditya et dédié à Hanuman, le dieu singe. On y accède par un escalier de 76 marches. Un mur d'enceinte fut construit ultérieurement autour du temple. Le sanctuaire abrite la statue dorée d'Hanuman assis sur les genoux de sa mère Anjani.

Le Hanumangadhi

Le Hanumangadhi


Le Kanak Bhawan

C'est l'un des plus importants temples d'Ayodhya. Il renferme les statues couronnées d'or de Rama, Sita et Lakshmana. La naissance de Rama y est célébrée en grandes pompes. Non loin du temple se trouve un puits dont les fidèles boivent l'eau.

Le Kanak Bhawan

Le Kanak Bhawan


Le temple de Nageshwarnath

D'après la légende ce temple fut créé par Kush, le fils de Rama, pour la femme qu'il aimait. Un lingam se trouve à l'intérieur puisque la bien-aimée de Kush était une adoratrice de Shiva. Offrir de l'eau et du lait au lingam permet d'exaucer les désirs.

Le Kanak Bhawan

Le Kanak Bhawan


Le Lakshmana Ghat

Ce ghat (lieu de baignade rituel hindou) se trouve sur les rives de la rivière Saryu. Lakshmana est le frère de Rama. C'est ici qu'il aurait retrouvé sa nature divine.

Le Lakshmana Ghat

Le Lakshmana Ghat


Le Vashishtha Kund

D'après la légende le sage Vashishtha et se femme aurait vécu près de ce puits avec leurs vaches. Se baigner dans le puits permet d'atteindre l'état de connaissance comme Vashishtha.

Le Lakshmana Ghat

Le Lakshmana Ghat


Sarnath

Sarnath est un grand centre de pèlerinage bouddhiste. C'est en effet ici que Bouddha aurait fait son premier sermon à cinq disciples après avoir atteint l'illumination.

L'empereur Ashoka, qui s'était converti au bouddhisme, fit construire de nombreux temples à Sarnath au IIIe siècle avant J.-C. La ville continua de croître jusqu'à l'arrivée des musulmans. Ces derniers, par vagues successives, détruisirent les temples et monastères. Sarnath resta abandonnée jusqu'en 1836, date à laquelle les britanniques excavèrent les ruines. Aujourd'hui des missions bouddhistes sont venues se réinstallées à Sarnath.

Le Dhamekh Stupa

Ce stupa s'élèverait à l'endroit où Bouddha prononça son premier sermon. Haut de 34 mètres et large de 43 mètres à sa base, celui visible aujourd'hui aurait au moins 1500 ans mais des fouilles ont montré qu'il aurait été construit à la place d'un stupa de l'époque Maurya (200 ans avant J.-C.) La partie en pierre qui entoure la base du stupa est ornée de frises florales et géométriques.

Le Dhamekh Stupa

Le Dhamekh Stupa


La colonne d'Ashoka

Elle se trouve dans le sanctuaire principal. Elle fut érigée pour commémorer la visite de l'empereur Ashoka à Sarnath. À l'origine elle mesurait 20 mètres de haut mais elle fut amputée de son chapiteau. Celui-ci est désormais visible au musée archéologique de la ville. Il représente quatre lions adossés et il servit de modèle pour l'emblème de l'Union Indienne.

La colonne d'Ashoka

La colonne d'Ashoka


Le Mulgandha Kuti Vihar

Ce sanctuaire bouddhiste fut construit en 1931. Il contient des reliques et une statue dorée de Bouddha. Une grosse cloche, cadeau du Japon, se trouve à l'entrée. Les murs sont décorés de délicates fresques représentant la vie de Bouddha. Un arbre "bodhi" a été planté dans les jardins. Il serait le descendant de l'arbre sous lequel Bouddha a prêché.

Le Mulgandha Kuti Vihar

Le Mulgandha Kuti Vihar


Le Chaukhandi Stupa

Ce stupa, construit durant la période Gupta, fut érigé à l'endroit où Bouddha réunit ses cinq disciples. Akbar y ajouta une tour octogonale pour commémorer la visite de son père à cet endroit. Le stupa est aujourd'hui délabré mais on a un beau point de vue du haut de la tour.


Rishikesh

Rishikesh est un important centre de pèlerinage situé sur les rives du Gange. La ville abrite de nombreux centres de méditation et des écoles de yoga qui attirent quantité de touristes étrangers. Dans les années 60 les Beatles y firent un séjour chez leur gourou. Rishikesh est le point de départ des pèlerins qui se rendent à Garhwal-Badrinath, Kedarnath, Gangotri et Yamnotri.

Le Bharat Mandir

C'est le plus ancien temple de Rishikesh. Il porte le nom de Bharata, le frère de Rama, héros du Ramayana, mais la divinité présente dans le temple est Narayana (c'est-à-dire Vishnu). Le temple renferme également de nombreux symboles pour le culte de Shiva.


Le Triveni Ghat

C'est le principal endroit de baignade des fidèles hindous. Les centaines de personnes qui s'y pressent chaque jour font des offrandes de nourriture au fleuve ce qui a pour effet d'engraisser les poissons qui vivent au bas des marches ! Tous les soirs les fidèles immergent des lampes à huile qui dérivent sur le fleuve.


Le Lakshman Jhula

Le Lakshman Jhula est un pont suspendu qui traverse le Gange. Il fut baptisé en l'honneur de Lakshman, le frère de Rama car d'après la légende c'est à cet endroit qu'il aurait franchi le fleuve. Le pont d'acier remplaça le pont en corde en 1929. Non loin du pont se trouve le Risha Kund, un puits dans lequel rama et Lakshman se seraient baignés pour se purifier après la mort du démon Ravana.

Le Lakshman Jhula

Le Lakshman Jhula


Le Nilkanth Mahadev Mela

Ce temple est situé à 1675 m d'altitude. La route qui y mène offre de superbes panoramas sur la région. Le temple est dédié à Nilkanth (autre nom de Shiva).


Haridwar

Haridwar signifie Porte de Hari, un des noms de Vishnu. C'est ici que le Gange surgit de l'Himalaya pour couler dans les plaines. Haridwar est l'une des sept villes saintes de l'hindouisme. Tous les douze ans a lieu le Kumbh Mela (voir Nasik pour une explication du Kumbh Mela).

La ville de Haridwar est très ancienne. Elle est citée par les voyageurs chinois du VIIe siècle. Elle fut mise à sac en 1399 par Tamerlan. Au XIXe siècle elle fut un important centre des mouvements réformateurs religieux, notamment de l'Arya Samaj.

Le Ghat de Har Ki Pauri

Les hindous considèrent que le Gange surgit de l'Himalaya précisément à cet endroit. Ce caractère sacré est renforcé par la présence d'une empreinte de pied de Vishnu sur une pierre. De nombreux temples ont été construits en haut des marches du ghat. Les cendres de morts sont immergées ici. L'accès à ce ghat est autorisé aux non-hindous mais restez discret.

Le Ghat de Har Ki Pauri

Le Ghat de Har Ki Pauri


Le Temple de Chandi Devi

Ce temple se trouve au sommet d'une colline au sud d'Haridwar. Il fut construit par le Roi du Cachemire, Suchat Singh, en 1929 et dédiée à la déesse Chandi. La statue de la déesse aurait été érigée par Adi Shankaracharya au VIIIe siècle.

Le Temple de Chandi Devi

Le Temple de Chandi Devi


Le temple de Manasa Devi

Il fut construit sur la colline qui surplombe la ville. Il est dédié à la déesse serpent Manasa, une des formes de Durga. L'ascension de la colline se fait soit à pieds, soit à l'aide d'un télésiège. La vue sur la ville et la vallée du Gange est excellente.


Le Bhimgoda Kund

Le nom de ce puits (kund) provient de Bhima, un des cinq Pandava, héros du Mahabharata, qui l'aurait creusé.


L'Ashram de Sapt Rishi

Situé à cinq kilomètres d'Haridwar, l'ashram est construit sur les rives du Gange. D'après la légende le Gange se serait séparé ici en sept bras pour ne pas déranger la méditation des sept sages hindous (Rishi) qui priaient là.


Le parc national de Corbett

Le parc de Corbett (du nom d'un célèbre chasseur et naturaliste britannique) fut en 1936 le premier parc national. Il s'étend aujourd'hui sur 1318 km2. En 1973 il fut choisi pour mettre en place le "Project Tiger" visant à la protection des tigres. En 1976 un barrage fut construit, entraînant la formation d'un lac et l'implantation de nombreuses espèces aquatiques et migratoires. Situé à cinq heures de Delhi, il est le parc le plus réputé en Inde en raison de sa diversité biologique et de son emplacement géographique, au pied de l'Himalaya. Il abrite 350 espèces de mammifères, 2000 espèces et sous-espèces d'oiseaux, 500 espèces d'amphibiens, de reptiles et de poissons, 110 espèces d'arbres, 51 espèces d'arbustes.

La réputation du parc s'est construite à l'étranger sur la présence des tigres même s'il devient de plus en plus difficile d'en voir. Le meilleur moyen de découvrir le parc est de s'y promener à dos d'éléphant. Vous pouvez louer une jeep à l'entrée. L'accompagnement d'un guide est obligatoire quel que soit votre moyen de déplacement. Vous pouvez loger à l'intérieur du parc dans des rest houses au confort spartiate (pas d'électricité ou très peu) mais aussi dans des luxueux hôtels à l'extérieur du parc (très chers). Sachez que les tarifs pratiqués pour les visiteurs étrangers sont beaucoup plus élevés que pour les indiens.

Le parc national de Corbett

Le parc national de Corbett



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Toutes les provinces de l'Inde

Histoire de l'Inde





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